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Installation à l'étranger d'instituts culturels associant des Etats membres de l'Union

12e législature

Question écrite n° 15835 de M. Alain Fouché (Vienne - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 03/02/2005 - page 252

M. Alain Fouché attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur l'intérêt de créer des synergies avec d'autres pays membres de l'Union européenne dans le cadre du redéploiement du réseau culturel français à l'étranger. En effet, alors que les réseaux culturels de nos partenaires européens connaissent ces dernières années des difficultés financières, il pourrait être opportun d'associer les efforts de chacun afin d'installer, dans quelques pays tiers judicieusement choisis, des instituts culturels représentant tous ou quelques-uns des Etats membres de l'Union. Il lui demande donc de bien vouloir lui préciser l'état de ses réflexions et ses intentions sur ce sujet.



Réponse du Ministère des affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 28/04/2005 - page 1197

La coopération entre les réseaux d'établissements culturels étrangers s'est renforcée au cours des années récentes autour de nouvelles initiatives dont l'installation dans un même bâtiment d'établissements culturels provenant de pays membres de l'Union qui conservent toutefois leur personnalité juridique propre. En général, cette colocalisation s'accompagne d'un partage de certains locaux et de l'organisation de manifestations communes. A ce jour, la réflexion sur des projets de colocalisation est beaucoup plus avancée avec nos partenaires allemands qu'avec les partenaires britanniques, espagnols ou italiens. En effet, des établissements culturels franco-allemands existent à Ramallah, Glasgow, Luxembourg, Palerme, Santa Cruz ainsi qu'à Lahore. D'autres contacts sont établis, par les différentes ambassades à l'étranger, afin d'étudier les possibilités de coopération franco-allemande : Aden, Brême, Valparaiso, Turin, Séville, Yokohama, Douala, Ekaterinbourg et Moscou. Ces différentes colocalisations, où le degré d'intégration peut s'avérer très poussé (Ramallah, Glasgow), ou ces projets de colocalisation font l'objet d'une étude au cas par cas mais, contrairement à l'ensemble des projets de coopération franco-allemande en pays tiers, elles émanent de nos missions diplomatiques. L'administration centrale du ministère des affaires étrangères joue davantage un rôle de conseil auprès des missions diplomatiques et d'intermédiaire auprès de l'administration centrale du pays partenaire. La mutualisation des activités culturelles avec des Etats membres de l'Union européenne est un des axes de la politique du ministère des affaires étrangères. Au-delà de la recherche des synergies, elle répond aussi à la volonté d'illustrer, de façon concrète, la vitalité de l'Europe des cultures. Le ministère des affaires étrangères souhaite, par ailleurs, développer des implantations communes en pays tiers avec d'autres partenaires européens pour peu que les conditions soient réunies et que cette volonté soit clairement affichée par nos partenaires. En Belgique, les Italiens sont locataires de l'Alliance française de Bruxelles ; à Francfort, ils partagent le même bâtiment. A Gênes, il existe un projet de « maison européenne ». Cette proximité ne donne pas toujours lieu à l'organisation d'activités communes. La récente entrée de dix nouveaux pays au sein de l'Union européenne devrait faciliter l'ouverture de maisons européennes en pays tiers. Une réflexion sur ce sujet fait d'ailleurs l'objet de discussions avec ces nouveaux partenaires.