Allez au contenu, Allez à la navigation

Vestiges du mur de Charles IX aux Tuileries à Paris

12e législature

Question écrite n° 16189 de M. Philippe Goujon (Paris - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 24/02/2005 - page 511

M. Philippe Goujon appelle l'attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur l'avenir des vestiges du mur de Charles IX mis au jour, l'été dernier, dans le cadre des travaux pour la rénovation du musée de l'Orangerie des Tuileries. En effet, les restes de cette enceinte dite des " fossés jaunes " consistent en un mur de 60 mètres de long sur 7 mètres de haut qui traverse en diagonale l'emprise des constructions. La poursuite du projet tel quel ne permettrait de conserver de cette enceinte que 19 mètres. Compte tenu de l'intérêt de la conservation d'un tel mur et de l'inquiétude des associations de sauvegarde et de mise en valeur du Paris historique, il lui demande s'il ne serait pas possible d'interrompre les travaux afin de réfléchir à un nouveau programme s'intégrant dans les réalisations déjà existantes et reconnues que représentent les soubassements du Louvre de Philippe Auguste et de la muraille de Charles V présentées au Grand Louvre. De plus, d'autres traces de l'enceinte de Charles IX seront dégagées lors des travaux envisagés par la Ville de Paris à l'angle du quai et de la place de la Concorde, et le tout formerait un ensemble patrimonial cohérent.



Réponse du Ministère de la culture et de la communication

publiée dans le JO Sénat du 11/08/2005 - page 2125

L'honorable parlementaire appelle l'attention du ministre de la culture et de la communication sur l'état actuel des travaux de rénovation du musée de l'Orangerie. Les travaux entrepris en 2001 avaient pour objectif de retrouver l'identité du bâtiment, de respecter la spécificité des collections et d'offrir de bonnes conditions d'accueil au public. La découverte en 2003 d'une fortification amorcée sous le règne de Charles IX a donné lieu à une suspension des travaux et à une fouille archéologique. Le projet architectural a été modifié pour tenir compte de cette découverte et de la nécessité de rendre perceptible et explicable au public la présence de ce mur de l'ancien quartier occidental de Paris, qui rejoint le mur occidental actuel des Tuileries dans lequel il est incorporé. Le mur sera ainsi visible sur une grande longueur dans une coupe verticale au sein du musée. La révision du projet architectural tient ainsi compte des préconisations d'une commission scientifique d'experts consultée au cours de 2003 et 2004. Ces travaux pourraient être terminés pour la fin de l'année 2005, l'installation définitive se ferait entre le premier trimestre et la fin du troisième trimestre 2006, moment auquel le musée national de l'Orangerie pourrait être de nouveau ouvert au public.