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Avenir de la section équestre de l'Ecole militaire

12e législature

Question écrite n° 17203 de M. Jacques Blanc (Lozère - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 21/04/2005 - page 1109

M. Jacques Blanc appelle l'attention de Mme la ministre de la défense sur l'avenir de la section équestre de l'Ecole militaire, et plus particulièrement, sur les incidences préjudiciables pour le patrimoine historique qu'auraient les projets de travaux préfigurant l'installation de l'état-major de l'armée de terre (EMAT) sur ce site. En effet, l'arrivée de l'EMAT sur le site de l'Ecole militaire devrait s'accompagner de travaux d'infrastructure importants susceptibles, pour certains d'entre eux, d'affecter de manière irrémédiable certaines installations utilisées par la section équestre de l'Ecole militaire et notamment les manèges. Or, ces infrastructures font partie à la fois du patrimoine militaire mais constituent aussi un haut lieu de mémoire de la déportation. En conséquence, il lui demande de lui indiquer les mesures qu'elle envisage de prendre afin de préserver l'intégrité et la vocation de ce lieu chargé d'histoire.



Réponse du Ministère de la défense

publiée dans le JO Sénat du 07/07/2005 - page 1821

La réorganisation des capacités françaises de commandement de niveau stratégique, conformément à la loi de programmation militaire pour les années 2003 à 2008, se concrétise notamment par la mise en oeuvre du pôle stratégique de Paris, visant à regrouper ces capacités sur le site d'implantation du ministère de la défense. Ce recentrage permettra à la France d'être en mesure de mieux assurer ses responsabilités de nation cadre pour les opérations menées sous l'égide de l'Union européenne ou de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord. La montée en puissance du pôle stratégique de Paris rend nécessaire le déménagement d'une partie des services situés sur l'îlot Saint-Germain, parmi lesquels l'état-major de l'armée de terre. Les études actuellement conduites dans le cadre de ce schéma directeur conduisent à regrouper l'état-major de l'armée de terre sur le site de l'Ecole militaire, à proximité des instances décisionnelles. Dès lors, cette implantation devra s'accompagner d'un réaménagement immobilier du site, impliquant en particulier la reconstruction à neuf du bâtiment abritant actuellement un garage automobile et le manège couvert de la section équestre. Ce bâtiment ne peut en effet être conservé en l'état, du fait notamment de sa vétusté et de sa qualité médiocre. L'opération d'infrastructure envisagée comprend la construction d'un bâtiment neuf destiné à accueillir l'état-major de l'armée de terre ainsi que celle d'un nouveau manège. Ce projet est mené en étroite liaison avec l'architecte en chef des monuments historiques et l'architecte en chef des Bâtiments de France. Dans ce cadre, le ministère de la défense veille notamment à préserver l'intégrité de ce lieu de mémoire et, plus encore, s'attache à mettre en valeur ce patrimoine historique dont il est le garant. Ce projet offre en outre l'occasion d'effectuer une indispensable remise aux normes sanitaires et de sécurité du site. Ces opérations de réaménagement, qui n'en sont qu'à la phase d'étude, ne remettront nullement en cause l'avenir de la section équestre de l'Ecole militaire. Il s'agit au contraire de valoriser ce site par de nouvelles infrastructures. De plus, il est prévu que les activités équestres ne cessent pas pendant la durée des travaux. Ces projets s'inscrivent donc dans le cadre d'une dynamique de rénovation des infrastructures qui conjuguent à la fois les impératifs opérationnels des armées, la valorisation du patrimoine et l'amélioration des conditions de travail du personnel du ministère de la défense.