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Évolution du métier de pharmacien d'officine

12 ème législature

Question écrite n° 17249 de M. André Vantomme (Oise - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 21/04/2005 - page 1120

M. André Vantomme appelle l'attention de M. le ministre des solidarités, de la santé et de la famille sur l'évolution du métier de pharmacien d'officine. Les résultats d'une enquête sur le thème du « pharmacien prescripteur », réalisée par le cabinet Harris Médical International pour le collectif des groupements de pharmaciens auprès de médecins généralistes, viennent d'être publiés. Cette étude révèle que sur les 250 médecins généralistes interrogés, la moitié d'entre eux reconnaît une légitimité possible au pharmacien d'officine pour exercer un rôle complémentaire afin d'améliorer la prise en charge des patients. Particulièrement pour l'amélioration de l'observance des traitements prescrits, notamment pour le suivi des pathologies chroniques, et dans les actions de prévention. De plus, quatre médecins sur dix sont favorables à l'élargissement de leur rôle de prescripteur dans la prise en charge du petit risque. Compte tenu de ces éléments, il souhaiterait qu'il lui fasse part de sa position sur la valorisation du rôle de pharmacien d'officine et si, dans ce cadre, il envisagerait de promouvoir la coopération entre les pharmaciens d'officine et les médecins généralistes.

Transmise au Ministère de la santé et des solidarités



Réponse du Ministère de la santé et des solidarités

publiée dans le JO Sénat du 15/03/2007 - page 611

L'attention du ministre de la santé et des solidarités est appelée sur l'extension et le renforcement du rôle du pharmacien. Donner le droit aux pharmaciens de prescrire des médicaments remboursés par les organismes d'assurance maladie n'est pas envisagé dans le cadre actuel de la réforme de l'assurance maladie. Le ministre de la santé et des solidarités est néanmoins intéressé par cette proposition, au regard du rôle important joué par ces professionnels dans notre système de santé. Le manque d'étude sur le sujet ne permet pas dans l'immédiat de s'orienter vers une telle mutation de notre système de prescription de médicaments. Les conséquences de l'attribution d'un droit de prescription aux pharmaciens n'ont pas encore été suffisamment étudiées, tant en terme de santé publique qu'en terme économique. Les expérimentations mises en place à l'étranger, notamment en Angleterre, seront suivies avec attention. Toutes études que les syndicats pharmaceutiques pourraient fournir pour éclairer ce débat seront les bienvenues. En outre, dans le cadre du dossier médical personnel, une réflexion plus large avec l'Ordre des pharmaciens concernant le dossier pharmaceutique est également en cours. De la même façon, des propositions vont être formulées concernant le rôle du pharmacien dans l'automédication. Enfin, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2007 a introduit une disposition autorisant les pharmaciens, à titre exceptionnel, après l'expiration de la durée de validité d'une ordonnance et dans la mesure où le patient est dans l'impossibilité de joindre son médecin, à dispenser à des patients chroniques les médicaments strictement nécessaires à la continuité de leur traitement dans l'attente d'une nouvelle prescription et ce dans la limite d'une seule boîte de médicaments par ligne d'ordonnance.