Allez au contenu, Allez à la navigation

Transfert de Météo-France Paris à Trappes (78)

12e législature

Question écrite n° 17426 de Mme Nicole Borvo Cohen-Seat (Paris - CRC)

publiée dans le JO Sénat du 05/05/2005 - page 1243

Mme Nicole Borvo Cohen-Seat attire l'attention de M. le ministre de l'équipement, des transports, de l'aménagement du territoire, du tourisme et de la mer sur l'éventuel transfert de Météo-France Paris vers Trappes. Lors du comité technique paritaire du 5 avril 2005, la direction de Météo-France a informé les représentants du personnel de la volonté du Gouvernement de transférer à Trappes (78) tous les services implantés sur le site de Paris pont de l'Alma. Des pourparlers étaient en cours depuis plus d'un an entre la direction de Météo-France et le ministère sans que les salariés en soient informés. Le maire de Trappes a été informé de cet éventuel transfert par la presse ! Pourtant une délocalisation à trente kilomètres du centre de Paris du siège social d'un établissement scientifique tel que Météo-France, en contact permanent tant avec les grandes institutions qu'avec les services étrangers serait néfaste pour sa notoriété et son efficacité. Il est également à noter qu'il faut un long moment d'adaptation pour qu'une équipe de prévisionnistes, de recherche ou de développement retrouve son niveau d'expertise après les bouleversements induits par un transfert. De plus, les salariés dans leur immense majorité se trouveraient confrontés à des temps de transport triplés ou quadruplés avec toutes les conséquences que cela engendre (problème de garde d'enfants, renchérissement des coûts de transports, obligation d'emprunter une voiture individuelle, etc.). Le transfert de Météo-France Paris semble surtout dicté par une volonté générale de vider Paris de ses administrations et des établissements publics en vue d'offrir des opportunités de spéculations aux promoteurs immobiliers. Il intervient alors que la subvention de l'Etat a baissé depuis dix ans et qu'en vingt ans, plus de cinq cents agents ont été transférés en deux fois de Paris vers Toulouse, que des transferts ont eu lieu de Trappes vers Toulouse et que plusieurs des agents en poste à Paris Alma ont déjà subi des transferts du Bourget ou de Boulogne-Billancourt vers Paris. II est évident que ces réorganisations à marche forcée ne peuvent qu'avoir des conséquences négatives en termes d'efficacité du service public. De plus, le site de Trappes, en raison de la présence du radar de précipitations et recherches instrumentales, impose des contraintes de construction qui ne peuvent que rajouter aux difficultés déjà, évoquées. Pour toutes ces raisons elle lui demande ce qu'il compte faire en vue de relancer la concertation avec tous les acteurs concernés et notamment les personnels et leurs représentants, qui ont de manière quasi unanime exprimé leur rejet à ce projet de transfert. Elle lui demande également que l'Etat attribue des moyens suffisants à tous les sites de Météo-France, et notamment celui de Paris, et de mettre fin à des délocalisations porteuses de nouvelles difficultés pour les salariés et désastreuses en termes d'efficacité de service public.

Transmise au Ministère des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer



La question est caduque