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Etat du monument dédié à la patrouille de Douvres au Cap Blanc-Nez

12e législature

Question écrite n° 17501 de M. Jacques Legendre (Nord - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 12/05/2005 - page 1328

Pendant la Première Guerre mondiale, le détroit du Pas-de-Calais représentait un lieu stratégique important, défendu par des soldats français et britanniques membres de la patrouille de Douvres. En 1921, deux monuments furent érigés pour leur rendre hommage, l'un en Grande-Bretagne, l'autre en France au sommet du cap Blanc-Nez. Cet obélisque est aujourd'hui dans un état alarmant et nécessite une restauration rapide. Aussi M. Jacques Legendre demande à M. le ministre délégué aux anciens combattants si des mesures peuvent être prises pour préserver ce lieu de mémoire du Pas-de-Calais.



Réponse du Ministère délégué aux anciens combattants

publiée dans le JO Sénat du 21/07/2005 - page 1961

Le ministre délégué aux anciens combattants précise qu'un monument dédié à la patrouille de Douvres a été édifié au cap Blanc-Nez en 1920. Détruit par les Allemands au début de la Seconde Guerre mondiale, il a été remplacé par un nouvel obélisque de 4 mètres de haut, rappelant l'amitié d'armes entre les patrouilleurs anglais et français qui luttèrent ensemble au cours de la Première Guerre mondiale. Cet édifice a été réalisé par une association britannique, The Dover Patrol Memorial Fund, sur un terrain que lui avait concédé gratuitement la commune de Sangatte. A la fois très connu du fait de son implantation et méconnu par son histoire, le monument actuel est en bon état. En revanche, les plaques qui y sont apposées deviennent progressivement illisibles. Le monument n'appartenant pas à l'Etat, les services compétents du ministère vont - préalablement à l'examen d'une subvention publique éventuelle - déterminer la nature juridique exacte du propriétaire, en vérifiant en tout premier lieu que l'association britannique subsiste toujours en tant que telle. Par ailleurs, une opération de valorisation grands sites, intéressant inévitablement le cap Blanc-Nez, est à l'étude sur le plan régional. Dans cette perspective, les services du ministère se mettent en relation avec le parc naturel régional afin de déterminer dans quelle mesure le monument serait également concerné et quelles en seraient les conséquences.