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Préoccupations des étudiants en médecine

12e législature

Question écrite n° 17591 de M. Michel Thiollière (Loire - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 12/05/2005 - page 1338

M. Michel Thiollière attire l'attention de M. le ministre des solidarités, de la santé et de la famille sur les inquiétudes exprimées par les étudiants en médecine. Ceux-ci craignent qu'une répartition des postes de 50 % pour la médecine générale et 50 % pour les autres spécialités soit pénalisante pour le système de soins français. Il en résulterait un maintien relatif des médecins généralistes mais une diminution importante des spécialistes. Les étudiants souhaitent par ailleurs que soit pérennisé le maintien d'une procédure de choix du poste d'interne par « amphithéâtre de garnison », dite « procédure de choix éclairé ». Dans un souci d'équité, il est enfin souhaité que les modalités de redoublement de la sixième année, qui sont aujourd'hui très hétérogènes, soient harmonisées. Par conséquent, il lui demande de bien vouloir lui préciser ses intentions en la matière.

Transmise au Ministère de la santé et des solidarités



Réponse du Ministère de la santé et des solidarités

publiée dans le JO Sénat du 07/12/2006 - page 3059

L'attention du ministre de la santé et des solidarités a été appelée sur les inquiétudes exprimées par les étudiants en médecine sur la répartition des postes à l'examen classant national (ECN), 50 % pour la médecine générale et 50 % pour les autres spécialités. Le rôle du médecin généraliste est essentiel dans la prise en charge globale d'un patient. Le médecin traitant est par la loi n° 2004-810 du 13 août 2004 relative à l'assurance maladie placé au centre du parcours de soins du patient afin d'optimiser les différentes interventions de professionnels de santé auxquels il a recours. Le médecin traitant est dans la très grande majorité des cas un médecin généraliste, c'est la raison pour laquelle il est nécessaire que le renouvellement démographique de cette catégorie de médecin soit assuré. Il ne serait donc pas raisonnable de former moins de 50 % des étudiants vers cette spécialité « médecine générale » qui est officiellement devenue le pivot du système de soins. Ce pourcentage est en outre conforme aux préconisations de l'Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS). Par ailleurs, aucune modification n'est envisagée en ce qui concerne l'amphithéâtre garnison qui donne toute satisfaction actuellement. Enfin, les modalités de redoublement de la sixième année doivent effectivement être harmonisées. Un groupe de travail comprenant les représentants des étudiants doit bientôt se réunir sur ce sujet.