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Suppression de l'année de CPEM pour les masseurs kinésithérapeutes

12 ème législature

Question écrite n° 18251 de M. René Beaumont (Saône-et-Loire - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 23/06/2005 - page 1702

M. René Beaumont appelle l'attention de M. le ministre de la santé et des solidarités sur une récente mesure prise par la direction générale de la santé, le 2 juin 2004, concernant la suppression de l'année de CPEM sanctionnée par un concours. En effet, depuis maintenant 15 ans, la première année en faculté de médecine est expérimentale et sa suppression rabaisserait considérablement le niveau de la profession dont la formation se verrait réduite à 3 ans (et non plus 4) d'autant que, dans la plupart des pays de l'Europe, cette formation est maintenue à 4 ans. C'est pourquoi, il lui, demande quelles seraient les mesures que le Gouvernement compte prendre afin de conserver cette première année de CPEM.



Réponse du Ministère de la santé et des solidarités

publiée dans le JO Sénat du 18/05/2006 - page 1394

Le ministre de la santé et des solidarités est particulièrement attentif à la formation des masseurs-kinésithérapeutes. Une réunion s'est tenue le 29 septembre 2005 avec les représentants des directeurs d'instituts, des étudiants et des masseurs-kinésithérapeutes en exercice afin d'étudier les modalités d'accès les plus pertinentes aux études paramédicales, et notamment à celles de masso-kinésithérapie. Un bilan des deux modes d'accès actuels a été demandé aux membres du groupe de travail. Parallèlement, une réflexion est engagée, dans le cadre de la mise en place du dispositif licence-master-doctorat (LMD), pour adapter le contenu de l'enseignement dispensé au cours des études aux besoins actuels de l'exercice de la profession de masseur-kinésithérapeute. Ce groupe de travail s'est réuni les 9 décembre 2005 et 21 février 2006. Le cahier des charges pédagogiques sera établi en concertation avec les professionnels, le but étant l'acquisition des compétences indispensables à l'exercice du métier de kinésithérapeute. Les propositions de cursus universitaire émaneront des universités et seront soumises aux instances universitaires compétentes.