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Prix des billets d'avion à destination des pays d'Afrique

12 ème législature

Question écrite n° 18305 de M. Robert Hue (Val-d'Oise - RDSE)

publiée dans le JO Sénat du 23/06/2005 - page 1707

M. Robert Hue souhaite interroger M. le ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer sur le prix des billets d'avion pour les voyageurs à destination des pays d'Afrique. Ne pouvant invoquer la continuité territoriale pour demander une baisse significative du prix des billets, ces personnes qui souhaitent un « retour aux sources » vers leur pays natal, notamment pendant la période d'été, s'expriment uniquement dans le cadre de destination vers des pays d'Afrique francophones ; ce qui est le cas pour les villes suivantes : Douala, Brazzaville, Bangui ou Kinshasa. Renseignement pris, un billet pour l'un de ces points d'arrivée est facturé au bas mot aux alentours de 1 300 euros, alors qu'un aller-retour pour New-York peut se trouver facilement à 250 euros. Nonobstant les problèmes techniques souvent liés aux escales nécessaires, il lui demande quelle solution serait envisagée afin que ces personnes, recevant souvent les plus bas salaires du pays, puissent eux-mêmes se ressourcer et faire partir leurs enfants plus souvent, afin que ces derniers retrouvent une partie de leur racine, plus qu'indispensable pour le développement, l'ouverture et l'épanouissement d'un futur citoyen.



Réponse du Ministère des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer

publiée dans le JO Sénat du 19/10/2006 - page 2667

De manière générale, les transporteurs aériens établissent leurs tarifs en fonction de leurs coûts et de leurs contraintes, ainsi qu'au vu de leur stratégie générale et de leur appréhension des marchés concernés. Le nombre de transporteurs proposant des services réguliers, directs ou avec escales, influe généralement fortement sur le niveau de concurrence et donc sur le niveau tarifaire sur une relation donnée. Or, force est de constater que le niveau de concurrence est aujourd'hui faible sur les liaisons aériennes régulières entre la France et l'Afrique subsaharienne, voire quasi inexistant sur certaines d'entre elles, ce qui n'y favorise pas une offre tarifaire très diversifiée. Toutefois, de nouvelles compagnies aériennes africaines ont vu le jour ces dernières années ou sont en cours de création. De plus, les liaisons aériennes à destination de l'Afrique francophone sont également appelées à se développer au départ de grandes capitales européennes. Cette diversification de l'offre devrait progressivement avoir des conséquences sur les niveaux tarifaires des lignes régulières. Enfin, pour les destinations sur lesquelles une demande saisonnière existe, il peut être envisagé de mettre en place, à des coûts compétitifs, des dessertes temporaires par programme de vols. La direction générale de l'aviation civile examine dans ce cas avec bienveillance les demandes d'autorisations déposées par les compagnies qui souhaitent développer ce type de dessertes.