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Réduction de l'aide publique relative au LIFT (lieu d'insertion par la formation et le travail)

12e législature

Question écrite n° 18402 de M. Jean-Claude Frécon (Loire - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 30/06/2005 - page 1748

M. Jean-Claude Frécon attire l'attention de M. le ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances sur l'interpellation du LIFT (lieu d'insertion par la formation et le travail) du département de la Loire. Cette structure propose des actions d'accompagnement individualisées (bilan de compétences, réentraînement au travail, maintien dans l'emploi) en vue d'une insertion professionnelle à des personnes en situation d'exclusion, fragilisées par des difficultés psychologiques, voire psychiatriques. Ces personnes (travailleur handicapé, bénéficiaire du RMI, demandeur d'emploi) cumulent des difficultés sociales et une problématique de santé mentale rendant nécessaire une approche spécifique. Depuis trois ans, la structure LIFT subit de plein fouet le désengagement financier significatif d'un certain nombre de ses institutions de tutelle au titre de ses actions d'insertion socioprofessionnelle de personnes invalidées par des troubles psychiques ou une maladie mentale : 656 090 EUR de subventions en 2002, prévisionnel de 468 880 EUR en 2005, soit 187 210 EUR de perte nette sur 3 ans (désengagement successifs de l'Agefiph, la DDTE, la CPAM, de la DDASS et du PLIE, notamment sur les fonds FSE). Malgré des démarches de restructuration et de réduction importante des frais de fonctionnement déjà entreprises, les difficultés financières actuelles et les perspectives pour 2005 mettent en cause à court terme l'existence même de la structure et de fait, la prise en charge des personnes psychiquement fragiles dans le cadre de démarches d'insertion socioprofessionnelle. Alors que son utilité, au regard de la spécificité du public accueilli, est reconnue de tous, cette situation est d'autant plus regrettable que les actions qui sont développées par le LIFT l'ont été avec l'aval, et parfois sous l'impulsion, des partenaires financiers suscités. Alors que l'ensemble des dernières dispositions réglementaires (loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées psychiques, plan pluriannuel psychiatrie et santé mentale d'accompagnement des personnes handicapées psychiques ou encore le SROS III) vise au renforcement de la prise en compte et de l'accompagnement des personnes en situation d'exclusion, il est paradoxal de constater des réductions draconiennes des aides publiques. Il lui demande donc de bien vouloir donner les explications de ce désengagement de l'État, et d'indiquer les mesures envisagées pour remédier à ces situations dramatiques pour des organismes dont l'importance et l'utilité viennent d'être soulignées dans les derniers textes. L'année 2003, année du handicap, chantier prioritaire de M. le Président de la République, est elle déjà oubliée ?

Transmise au Ministère délégué à l'emploi, au travail et à l'insertion professionnelle des jeunes



La question est caduque