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Situation des conseillers pédagogiques de circonscription, spécialisés en éducation physique et sportive (EPS)

12e législature

Question écrite n° 18554 de M. Jean-Marie Bockel (Haut-Rhin - UDI-UC)

publiée dans le JO Sénat du 07/07/2005 - page 1798

M. Jean-Marie Bockel attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche quant aux inquiétudes manifestées par les conseillers pédagogiques de circonscription, spécialisés en éducation physique et sportive (EPS) pour la pérennité de leur profession. Récemment, une réunion a eu lieu sur ce sujet notamment entre les services du ministère (DESCO), les syndicats et l'Association nationale des conseillers pédagogiques spécialisés en EPS. A la suite de celle-ci, la proposition a été faite par le ministère de réorganiser cette filière, sur la base d'une baisse des effectifs avec suppression de postes et redéploiements des personnels. Ainsi, pour le Bas-Rhin, les missions de gestion des intervenants extérieurs, de formation continue, d'organisation pratique au niveau de la circonscription seraient confiées non plus aux dix-neuf conseillers pédagogiques de circonscription en EPS et aux deux conseillers pédagogiques départementaux spécialisés en EPS, mais à ces deux seuls derniers. Il est à craindre une dégradation de la qualité des prestations proposées aux élèves et aux enseignants au moment où beaucoup de jeunes ont perdu le goût de l'activité physique et de l'effort et où les études récentes mettent en évidence une augmentation certaine de l'obésité. C'est pourquoi il lui demande quelles mesures il entend prendre pour permettre que chaque équipe de circonscription dispose d'un conseiller pédagogique spécialisé en EPS avec la reconnaissance statutaire inhérente à son rôle de formateur.



Réponse du Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche

publiée dans le JO Sénat du 01/09/2005 - page 2253

Les conseillers pédagogiques spécialisés en éducation physique et sportive (EPS) ne constituent pas une « filière » parmi l'ensemble des conseillers pédagogiques. Ils ont d'abord, comme leurs collègues, généralistes ou spécialisés dans d'autres domaines, une mission de conseil auprès des maîtres, afin de favoriser une meilleure prise en compte de la diversité des élèves et de faciliter la mise en oeuvre des programmes, dans le cadre des projets d'école. Ils participent aux animations pédagogiques de circonscription et aux actions de formation initiale et continue. Ils doivent pouvoir intervenir de manière aussi efficace à l'école maternelle et à l'école élémentaire. Les conseillers pédagogiques de spécialité doivent toujours intégrer la réflexion sur leur discipline dans le cadre de l'action polyvalente de l'enseignant du premier degré. S'ils peuvent être conduits à accomplir des tâches administratives liées au programme de travail de la circonscription ou du département, leur mission pédagogique ne doit en aucun cas être contrariée par la multiplication de ces tâches administratives. Une réflexion est conduite sur l'évolution des missions de l'ensemble des conseillers pédagogiques et sur l'organisation de leur travail à l'échelle de chaque circonscription et du département. L'évolution envisagée n'a jamais conduit à évoquer l'hypothèse précise dont se fait l'écho la question du parlementaire. Aucune décision n'est arrêtée à ce jour. L'ensemble des besoins des élèves sera pris en compte pour déterminer les conditions d'un fonctionnement efficace et adapté aux exigences de l'école d'aujourd'hui, pour tous les conseillers pédagogiques qui apportent un soutien essentiel aux enseignants du premier degré. Parce que l'EPS contribue à l'épanouissement de l'enfant en lui permettant de développer ses capacités motrices, qu'elle participe à l'équilibre de son état de santé, à l'éducation à la sécurité, au développement du sens de l'effort et des relations humaines, une attention particulière doit lui être accordée.