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Violence sur les terrains de football

12e législature

Question écrite n° 18688 de Mme Patricia Schillinger (Haut-Rhin - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 14/07/2005 - page 1875

Mme Patricia Schillinger attire l'attention de M. le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, sur la violence qui sévit depuis quelques années sur les terrains de football. Le football alsacien vient d'être douloureusement frappé par un terrible acte de violence grave, entraînent la mort d'un jeune homme à l'occasion d'un match amical. Pourtant, la ligue d'Alsace de football milite depuis des années pour atténuer cette violence, grâce à des mesures de sensibilisation dans le but d'apaiser la climat délétère qui règne sur certaines compétitions : stages de sensibilisation, création d'un observatoire de la violence, mise à l'honneur du fair-play, campagnes pour le respect des arbitres. Après ce drame, les dirigeants alsaciens se sentent réellement impuissants face aux tensions et aux déchaînements de toutes sortes. Si le football est l'occasion, pour certains, d'exprimer leur mal-être et leur désoeuvrement face à la montée du chômage et de la précarité, les responsables sportifs refusent d'endosser seuls la responsabilité de cette situation. Elle lui demande, par conséquent, quelles mesures urgentes il compte prendre afin d'aider les responsables du football à rétablir la paix dans les stades, pour que ce sport génère à nouveau des émotions positives en rapprochant les hommes, dans le respect des valeurs de la République.



Réponse du Ministère de l'intérieur et de l'aménagement du territoire

publiée dans le JO Sénat du 13/10/2005 - page 2653

La violence qui sévit sur les terrains de sport, et plus particulièrement dans le football amateur alsacien, contraire à l'esprit festif et familial qui doit présider à ces rencontres, doit être combattue. Le ministère de l'intérieur a mis en place, depuis 1999, en collaboration avec ses partenaires institutionnels, un réseau d'officiers départementaux de prévention et de lutte contre la violence dans le sport dits « officiers référents sports ». Présents dans vingt-six départementaux, ces officiers assurent la coordination des actions de nature à prévenir les troubles à l'échelon départemental en liaison avec les responsables locaux du ministère de la jeunesse et des sports. L'officier référent sport est l'interlocuteur privilégié du directeur départemental de la jeunesse et des sports et des présidents de district football. En contact permanent avec ces derniers, il assure la centralisation et l'exploitation des informations sur les risques prévisibles d'incidents utiles à la prise de décisions opérationnelles telles que la mise en place d'un service d'ordre à l'occasion d'une rencontre. Il est ainsi à même de conseiller les élus, les responsables de clubs et les services des collectivités territoriales sur les mesures qui leur incombent pour assurer le bon déroulement des rencontres (recrutement et formation de stadiers, aménagement des stades, modification des horaires de matches, dispositif de vidéo surveillance...). Il a également pour mission d'informer régulièrement le parquet sur l'évolution de la situation et l'impact des procédures en cours. En cas d'incidents occasionnant des dommages corporels ou matériels, cet officier référent sport conseille les victimes sur les suites judiciaires qui peuvent être données. Ce dispositif efficace pourrait être prochainement étendu à d'autres départements.