Allez au contenu, Allez à la navigation

Accès à la première année de masso-kinésithérapie

12 ème législature

Question écrite n° 18718 de M. Yves Krattinger (Haute-Saône - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 14/07/2005 - page 1881

M. Yves Krattinger appelle l'attention de M. le ministre de la santé et des solidarités sur la décision de la direction générale de la santé d'arrêter l'accès en première année de masso-kinésithérapie via la PCEM 1 (première année du premier cycle des études médicales) et de réinstaurer l'organisation de concours privés d'accès à cette formation pour 70 % des étudiants. Les étudiants en kinésithérapie s'inquiètent de ce retour à la situation antérieure. La suppression d'une préparation et d'un concours publics accompagnée de l'imposition aux étudiants d'une année de préparation privée, socialement discriminante, remet en cause un des fondements de la République : l'égale chance d'accès à la formation pour les citoyens. En outre, la préparation publique permettait d'unifier l'enseignement et d'assurer un contrôle au niveau national de l'acquis des étudiants : la qualité des soins des futurs « kinés » en était assurée. Elle est mise en danger par un système hétérogène et privé. A cette décision s'ajoute celle de la réduction de la durée des études en kinésithérapie, pourtant engagées dans un projet d'universitarisation et de mise en place du processus d'harmonisation des diplômes européens, acté par la déclaration de Bologne du 19 juin 1999. Il lui demande de bien vouloir lui expliquer la raison de ces décisions, inquiétantes pour les étudiants et étonnantes au vu des efforts d'harmonisation européenne dans le domaine universitaire.



Réponse du Ministère de la santé et des solidarités

publiée dans le JO Sénat du 18/05/2006 - page 1394

Le ministre de la santé et des solidarités est particulièrement attentif à la formation des masseurs-kinésithérapeutes. Une réunion s'est tenue le 29 septembre 2005 avec les représentants des directeurs d'instituts, des étudiants et des masseurs-kinésithérapeutes en exercice afin d'étudier les modalités d'accès les plus pertinentes aux études paramédicales, et notamment à celles de masso-kinésithérapie. Un bilan des deux modes d'accès actuels a été demandé aux membres du groupe de travail. Parallèlement, une réflexion est engagée, dans le cadre de la mise en place du dispositif licence-master-doctorat (LMD), pour adapter le contenu de l'enseignement dispensé au cours des études aux besoins actuels de l'exercice de la profession de masseur-kinésithérapeute. Ce groupe de travail s'est réuni les 9 décembre 2005 et 21 février 2006. Le cahier des charges pédagogiques sera établi en concertation avec les professionnels, le but étant l'acquisition des compétences indispensables à l'exercice du métier de kinésithérapeute. Les propositions de cursus universitaire émaneront des universités et seront soumises aux instances universitaires compétentes.