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Fermeture du centre d'hébergement Duranton géré par l'Armée du salut

12e législature

Question écrite n° 19312 de Mme Nicole Borvo Cohen-Seat (Paris - CRC)

publiée dans le JO Sénat du 15/09/2005 - page 2332

Mme Nicole Borvo Cohen-Seat attire l'attention de M. le ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement sur la fermeture par la DDAS du centre d'hébergement Duranton géré par l'Armée du salut, dans le 15e arrondissement de Paris. Pourtant à Paris la capacité d'accueil de ce genre de centre est insuffisante. C'est 36 personnes de plus qui risquent de se retrouver à la rue. Plutôt que de le fermer, il serait nécessaire de l'agrandir et de le réhabiliter afin qu'il permette de remplir des conditions d'accueil plus dignes pour les hébergés. Cette nécessité de crédits d'investissements pour réhabilitation en vue d'une mise aux normes de sécurité et d'une dotation annuelle pour la maintenance existe depuis de nombreuses années et était connue de tous. Pourtant rien n'a été fait par les pouvoirs publics. Le choix de la DDAS d'une fermeture sèche apparaît scandaleux non seulement du point de vue de la satisfaction des besoins, mais aussi du point de vue d'une égale répartition de ce type de structures sur tout le territoire parisien. Alors que le 15e arrondissement est le plus peuplé de Paris, il n'accueille que 4,9 % des lits d'hébergement pour sans-domicile dans la capitale et la suppression du centre Duranton aggraverait ce déséquilibre. Ici comme ailleurs, les mises en sécurité - et notamment celles nécessitant des solutions de rechange - doivent être accompagnées de mesures respectant la dignité des personnes concernées. A défaut les pouvoirs publics ne font que reporter, voire aggraver et aiguiser les problèmes d'extrême précarité. En aucun cas les nécessaires remises en sécurité et remises aux normes ne doivent conduire à une diminution des moyens destinés aux plus démunis d'entre tous. Par conséquent, elle lui demande ce qu'il compte faire en vue de rouvrir un dialogue avec tous les acteurs pour trouver des solutions satisfaisantes.

Transmise au Ministère délégué à la cohésion sociale et à la parité



La question est caduque