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Accès des jeunes femmes aux carrières scientifiques

12e législature

Question écrite n° 19356 de Mme Françoise Henneron (Pas-de-Calais - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 15/09/2005 - page 2333

Mme Françoise Henneron appelle l'attention de M. le ministre délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche sur les aides mises en place pour favoriser l'accès des jeunes femmes aux études et aux carrières scientifiques.
En effet, la Mission pour la parité dans la recherche et l'enseignement supérieur a, parmi ses missions, celle ed'inciter les jeunes filles à embrasser des carrières scientifiques et techniques, mais aussi de les soutenir et de les accompagner dès les premiers temps de leur formation.
Elle souhaiterait connaître dès lors les moyens qui, concrètement, sont affectés à cette mission. En effet, elle lui soumet notamment le cas d'une jeune fille de son département, élevée seule par sa mère aux revenus modestes, qui après deux années de classes préparatoires scientifiques dans la Région Nord Pas de Calais, s'est dirigée vers une école d'ingénieur dans le Bas-Rhin. Cette jeune fille bénéficie de la bourse allouée par le CROUS mais les frais importants engendrés par cette scolarité sont loin d'être couverts par cette bourse, ou par l'aide apportée par la famille de la jeune fille.
En conséquence, elle lui demande de bien vouloir lui préciser si des aides sont prévues dans ce cas par l'intermédiaire de la Mission pour la parité dans la recherche et l'enseignement supérieur ou par tout autre organisme pour permettre à ces jeunes filles méritantes de milieux modestes se destinant à des carrières scientifiques d'aller au bout de leurs études.



Réponse du Ministère délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche

publiée dans le JO Sénat du 01/12/2005 - page 3103

Devant le déséquilibre manifeste que connaît le monde scientifique en la matière, une mission pour la parité dans la recherche et l'enseignement supérieur a été créée en 2001 au sein du ministère chargé de la recherche. Elle a une fonction de proposition et d'incitation auprès du ministre. Elle dispose d'une enveloppe de crédits de 110 700 euros annuels (dont 50 % proviennent du Fonds social européen) et fonctionne en s'appuyant sur les directions existantes du ministère chargé de la recherche et le réseau de correspondants « parité » des organismes et les associations scientifiques. Elle interagit également avec d'autres ministères. Elle constitue un instrument de pilotage pour le ministre. Ses objectifs généraux sont tout à la fois de fournir des indicateurs chiffrés et des analyses concernant l'inégalité entre les sexes dans le domaine de la recherche et l'enseignement supérieur. Le ministre ayant souhaité une amélioration de la représentation des femmes dans le domaine scientifique, et plus particulièrement dans les postes à responsabilités, elle a la mission de lui proposer, ainsi qu'aux services, des actions pour remédier à ces inégalités mais, également, de veiller à ce que l'intégration de la dimension du « genre » (égalité entre les hommes et les femmes et équité pour le traitement des questions spécifiques) soit prise en compte dans les différentes institutions. Son plan d'action annuel reprend les cinq thèmes définis depuis 2001, en complétant et développant ses champs d'intervention qui sont : de recenser l'existant, de produire des statistiques, des indicateurs et des analyses ; d'inciter les filles à choisir des carrières scientifiques (changer l'image, souvent masculine, des sciences) ; d'exercer une veille pour promouvoir les femmes dans les carrières scientifiques, y compris au plus haut niveau (directions de grands organismes) ; d'animer le réseau Parité des organismes et des universités ; de participer aux travaux de réflexion au niveau européen et international et retransmettre les informations à la communauté française. La mission pour la parité dans la recherche et l'enseignement supérieur a pour vocation de proposer et d'encourager les initiatives ainsi que de diffuser les informations à tous les acteurs dans son champ de compétence. Elle n'a cependant ni l'ambition, ni les moyens de se substituer aux institutions pour la mise en oeuvre effective de nouveaux projets. S'agissant du cas présent, il est conseillé à cette jeune fille de la région Nord - Pas-de-Calais de se tourner vers les aides financières existantes (http://www.education.gouv.fr/sup/etudiant.aides.htm), les bourses universitaires, les bourses des écoles d'ingénieurs, les bourses régionales, les concours nationaux ou européens, les fondations et les associations scientifiques (ex : bourses AFFDU http://www.int-evry.fr/affdu/boursesobjectif.htm).