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Rapatriement des corps des victimes françaises du crash de Charm El-Cheikh

12 ème législature

Question écrite n° 19398 de M. Nicolas About (Yvelines - UC)

publiée dans le JO Sénat du 22/09/2005 - page 2382

M. Nicolas About attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur les difficultés de rapatriement des corps des victimes françaises du crash de Charm El-Cheikh, toujours bloqués en Egypte.

Plus d'un an et demi après le crash du Boeing 737 de la Flash Airlines qui s'est abîmé en mer Rouge, le 3 janvier 2004, les familles des victimes françaises n'ont toujours pas récupéré les corps de leurs proches. Les familles catholiques aimeraient, autant que possible, ne pas passer une deuxième Toussaint sans pouvoir honorer leurs morts. Quant aux familles musulmanes, elles souhaiteraient pouvoir leur donner une sépulture décente.

C'est pourquoi, dans le respect de la citoyenneté française et, tout simplement, dans un souci de dignité due aux morts, il lui demande quelles mesures urgentes il entend prendre pour assurer au plus vite le rapatriement des corps français d'Egypte.



Réponse du Ministère des affaires étrangères

publiée dans le JO Sénat du 17/11/2005 - page 2963

Le rapatriement vers la France des dépouilles des victimes françaises de la catastrophe aérienne de Charm El-Cheikh constitue un acte judiciaire, qui relève d'un accord entre les autorités judiciaires françaises et égyptiennes. Pour la France, c'est un juge du tribunal de grande instance de Bobigny qui est en charge du dossier. Dans le cadre de cette coopération le juge français a engagé la procédure de rapatriement des restes mortels des victimes conservés à l'institut médico-légal du Caire, et a fixé les modalités de cette opération, qui est intervenue le 18 octobre 2005 dans le plein respect des voeux des familles. Les autorités égyptiennes ont donné leur accord au rapatriement des restes mortels et, pour les familles qui le souhaiteraient, à leur inhumation en Egypte. Les restes mortels de soixante-sept victimes pour lesquelles les procédures d'identification ont été validées par les deux pays, ont ainsi été rapatriés.