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Axe ferroviaire est-ouest Le Havre-Rouen Metz-Dijon

12e législature

Question écrite n° 19520 de M. Paul Girod (Aisne - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 29/09/2005 - page 2447

M. Paul Girod attire l'attention de M. le ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer sur l'axe ferroviaire Est-Ouest Le Havre/Rouen, Amiens, Reims, Metz/Dijon, dont les investissements de modernisation sont inscrits dans les contrats de plan 2000/2006 des régions de Haute-Normandie, Picardie et Champagne-Ardenne. En effet, il importe que le schéma de développement proposé par RFF se poursuive dans un projet européen structurant, reliant le port du Havre (1 milliard d'euros d'investissement mis en service en 2006) aux principaux pôles économiques du centre de l'Europe. Les régions traversées profiteront ainsi d'une connexion rapide de leurs plates-formes logistiques sur un redéploiement cohérent du transport ferroviaire du fret. A l'heure de la mondialisation des échanges, le caractère stratégique d'une telle réalisation nécessite une accélération qu'il lui demande de soutenir, en partenariat avec les élus concernés, désireux de trouver en l'Etat une volonté forte à voir cet investissement majeur parfaire une politique d'aménagement équilibré du territoire.



Réponse du Ministère des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer

publiée dans le JO Sénat du 22/02/2007 - page 412

La qualité des dessertes revêt, pour un port, une grande importance. Elle est de nature à lui assurer une position majeure par une connexion performante à un hinterland vaste et dynamique. L'inauguration, le 30 mars 2006, du nouveau bassin de Port 2000 et des premiers terminaux à conteneurs bordant ce bassin a concrétisé l'engagement fort de l'Etat pour doter la France et l'Europe d'un outil portuaire moderne pour le traitement des marchandises conteneurisées sur la façade Manche-Atlantique. Ces terminaux sont à même d'assurer les escales des plus grands navires porte-conteneurs présents et à venir. Mais pour prétendre à être escale de ces navires géants, les places portuaires doivent non seulement offrir des conditions d'accueil nautique optimisées, mais aussi offrir une gamme complète et compétitive de transport terrestre afin de couvrir un hinterland vaste et ainsi garantir des flux de marchandises élevés. Dans le cadre des contrats de plan Etat-région sur la période 2000-2006, les projets entrant dans le cadre du contournement fret du nord-est de l'Ile-de-France ont bénéficié de toute l'attention du Gouvernement qui en a affirmé le caractère prioritaire. Ces projets concernaient les régions Haute-Normandie, Picardie et Champagne-Ardenne. C'est ainsi que la totalité des financements de l'Etat inscrits dans les CPER de ces régions a été engagée, soit 27,4 millions d'euros dont - 21,8 millions d'euros en Haute-Normandie pour les travaux sur la ligne Motteville - 4,5 millions d'euros en Picardie pour la modernisation et la signalisation de la ligne Longueau-Nesle pour une mise en service en 2007 ; 1,1 million d'euros en Champagne pour la modernisation de la ligne Reims-Châlons. L'amélioration de la desserte ferroviaire des ports et plus particulièrement du Havre demeure un axe important de la politique de l'Etat en collaboration avec les régions dans le cadre des contrats de projet dont les négociations en cours doivent déboucher sur la définition des priorités partagées. Les investissements réalisés ou en cours doivent conduire à privilégier l'amélioration des performances de l'axe nord-est. La dynamique du secteur ferroviaire dans la répartition modale qui accompagnera la montée en puissance des trafics de conteneurs au port du Havre constituera un paramètre déterminant dans le calendrier du programme. La desserte ferroviaire, qui permet d'optimiser le coût de transport sur de longues distances est incontestablement le moyen principal d'étendre l'hinterland du port du Havre et de développer des activités économiques répondant aux besoins du marché, là où elles sont pertinentes.