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Statistiques sur le nombre total de mentions « très bien » au baccalauréat

13e législature

Question écrite n° 01465 de M. Jean Louis Masson (Moselle - NI)

publiée dans le JO Sénat du 09/08/2007 - page 1409

M. Jean Louis Masson attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur le fait qu'à la suite des élections législatives, toutes les questions écrites qui avaient été posées sous la précédente législature et qui n'avaient pas encore obtenu de réponse ont été déclarées caduques. Il lui pose donc à nouveau la question qui avait été adressée à son prédécesseur le 13 juillet 2006 et à laquelle celui-ci n'avait pas répondu. Plus précisément, il lui demande de lui indiquer quel a été en 1966, 1976, 1986, 1996 et 2006 le nombre total de mentions « très bien » au baccalauréat. Le cas échéant, il souhaiterait qu'il lui indique si l'inflation de ce nombre ne traduit pas une inquiétante dévalorisation du diplôme.



Réponse du Ministère de l'éducation nationale

publiée dans le JO Sénat du 01/11/2007 - page 1986

Le tableau suivant présente l'évolution entre 1967 et 2006 des proportions respectives de mentions « très bien », « bien », « assez bien » et d'admis sans mention au baccalauréat général, ainsi que le nombre total d'admis par session en France métropolitaine. La proportion d'élèves qui obtiennent le baccalauréat avec mention très bien est passée de 0,3 % en 1967 à 4,9 % en 2006. Session Proportion Proportion Proportion Proportion Nombre total (1) d'admis d'admis d'admis d'admis d'admis mention TB mention B mention AB sans mention 1967 0,3 4,4 27,1 68,2 133 200 1974 0,6 4,6 37,8 57,0 153 450 1989 0,8 5,1 19,6 74,5 226 204 1990 0,8 5,0 19,5 74,8 247 213 1997 1,4 7,2 21,3 70,1 262 301 2004 3,3 10,8 24,7 61,1 253 564 2005 3,4 10,8 25,4 60,4 264 652 2006 4,9 13,6 27,8 53,6 274 717 (1) les données demandées sur les sessions 1966, 1976, 1986 et 1996 n'étaient pas directement disponibles. Cette progression importante du nombre de mentions « très bien » et « bien » ne traduit nullement une « dévalorisation » du diplôme. Ce dernier postulat, traditionnellement évoqué ici ou là pour expliquer la spectaculaire progression de la part d'une génération obtenant le baccalauréat depuis une quarantaine d'années, ne repose sur aucune analyse scientifiquement avérée. La croissance du nombre de bacheliers, et parmi ceux-ci, de ceux qui obtiennent une mention, traduit bien plutôt une élévation du niveau de formation dans un contexte où le baccalauréat n'est plus conçu comme un diplôme réservé à une élite scolaire mais favorisant l'acquisition par une majorité d'élèves scolarisés d'une culture indispensable à la compréhension du monde moderne et de ses enjeux. Il convient de rappeler à cet égard que l'objectif fixé par la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) à l'horizon 2010 est d'atteindre 65 % d'une classe d'âge au niveau baccalauréat (contre 63,5 % actuellement).