Question de Mme ALQUIER Jacqueline (Tarn - SOC) publiée le 11/10/2007

Mme Jacqueline Alquier attire l'attention de Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur le manque de moyens de la discipline universitaire médecine générale.
A l'heure où la réforme de l'assurance maladie fait du médecin traitant le centre de système de distribution des soins, l'enseignement de la médecine générale souffre de l'absence d'encadrement par des enseignants titulaires, de l'insuffisance des lieux de formation dans les deux cycles des études médicales et de l'absence d'un statut pour sa recherche. Elle est le parent pauvre de l'université.
La médecine générale n'attire pas les étudiants qui n'ont aucune lisibilité en termes de débouchés professionnels alors que les départs à la retraite vont s'accélérer et que la démographie médicale actuelle est déjà déficitaire.
La création d'une filière ambulatoire universitaire permettrait d'adapter l'enseignement aux spécificités de la médecine générale et de revaloriser le choix de cette spécialité en lui donnant une visibilité et des débouchés supplémentaires.
Elle lui demande donc quelles mesures elle compte mettre en place, très rapidement, pour que la médecine générale soit enfin reconnue à sa juste valeur.

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Réponse du Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche publiée le 20/03/2008

L'enseignement de la médecine générale fait l'objet d'une attention particulière de la part du Gouvernement depuis la mise en place du troisième cycle de médecine générale et la création du diplôme d'études spécialisées (DES) correspondant qui sanctionne ce cursus. Les effectifs de médecine générale s'élèvent au titre de l'année universitaire 2007-2008 à 131 enseignants associés de rang magistral (72 professeurs et 59 maîtres de conférences) ce qui représente par unité d'enseignement et de recherche médicale en moyenne quatre enseignants. L'objectif initial de deux enseignants par unité de formation et de recherche (UFR) a été ainsi largement dépassé pour répondre aux besoins d'enseignement exprimés par les doyens de médecine. Il convient de préciser que pour la présente année universitaire, 14 emplois de maîtres de conférences ont été transformés en emplois de professeurs et que 16 emplois de maîtres de conférences ont pu être offerts au recrutement. À ces emplois d'associés de rang magistral se sont ajoutés 20 emplois de chefs de clinique associés. Pour l'année universitaire 2008-2009, des moyens seront dégagés pour permettre de procéder à 14 nouveaux recrutements de maîtres de conférences associés et 7 de chefs de clinique (soit 21 postes au total). Enfin, le Gouvernement a soutenu la proposition de loi relative aux enseignants de médecine générale, laquelle a été votée à l'unanimité par les deux assemblées et promulguée dès le 8 février 2008. Cette loi fixe désormais le cadre juridique dans lequel ces personnels vont évoluer en matière d'enseignement, de recherche et de soins en médecine générale et ambulatoire. Pour son application, un décret portant statut de ces personnels est en cours d'élaboration. Ainsi, ce dispositif législatif et réglementaire qui s'ajoute aux mesures actuelles relatives aux associés devrait permettre, à terme, d'accroître le potentiel des UFR de médecine et d'offrir des perspectives de carrière dans les nouveaux corps.

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