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Suppression des obstacles fixes le long des routes

13e législature

Question écrite n° 03373 de Mme Françoise Henneron (Pas-de-Calais - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 14/02/2008 - page 281

Mme Françoise Henneron appelle l'attention de M. le secrétaire d'État chargé des transports sur la dangerosité des obstacles fixes bordant nos routes nationales et départementales, parmi lesquels les arbres.
En effet, trop de morts ou de blessés graves de la route le sont pour avoir heurté un arbre après avoir perdu le contrôle de leur véhicule.
Même s'ils agrémentent nos trajets, les arbres peuvent aussi occasionner l'hiver une humidité qui en cas de temps froid rend les chaussées glissantes et dangereuses et sont parfois une gêne pour la bonne visibilité des conducteurs.
Il est certain que l'abattage des arbres le long des routes les plus empruntées est une opération coûteuse et qui n'est parfois pas comprise par les populations riveraines, mais cette solution ultime peut parfois être évitée par des aménagements légers de sécurité.
En conséquence, elle lui demande si dans le cadre des politiques de prévention des risques d'accident de la sécurité routière, il est envisageable de généraliser la suppression des obstacles latéraux comme les arbres quand cela est possible ou à défaut de mettre en sécurité les infrastructures concernées et si un programme spécifique peut y être consacré.



Réponse du Secrétariat d'État aux transports

publiée dans le JO Sénat du 05/02/2009 - page 327

La suppression ou l'isolement des obstacles latéraux, le long des routes, permet de réduire fortement l'insécurité. Ces démarches sont entreprises sur le réseau routier national dans le cadre de plans pluriannuels. Les collisions contre les arbres représentent 37 % des accidents mortels contre obstacle. Le problème de la présence d'arbres en bordure de route doit répondre, au-delà d'un objectif de sécurité routière, à des enjeux environnementaux et de préservation du patrimoine naturel. La solution qui consiste à supprimer les arbres est la plus simple à mettre en oeuvre, et la moins coûteuse, mais elle pose des problèmes de dommages au paysage et d'acceptabilité sociale. Elle est néanmoins utilisée dans certains cas, comme lorsque les arbres sont trop près de la chaussée, situés dans un virage ou à proximité d'une intersection. Cet abattage d'arbres s'accompagne souvent, dans un souci patrimonial et paysager, de nouvelles plantations, soit sur place mais plus loin de la chaussée, soit ailleurs. Une autre solution consiste à isoler les arbres de la chaussée par des barrières de sécurité. Cette solution est difficile à mettre en place lorsque la plantation se situe trop près de la chaussée. En tout état de cause, il convient alors d'examiner la situation au cas par cas, suivant l'intérêt patrimonial et paysager de la plantation et le danger qu'elle représente pour les automobilistes.