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Numerus clausus des étudiants en médecine de Paris-Île-de-France-Ouest

13e législature

Question écrite n° 03393 de M. Nicolas About (Yvelines - UC-UDF)

publiée dans le JO Sénat du 14/02/2008 - page 279

M. Nicolas About attire l'attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports sur l'arrêté du 17 janvier 2008, fixant le numerus clausus des étudiants en médecine admis en deuxième année pour l'année universitaire 2007-2008, et publié au Journal officiel de la République française le 26 janvier 2008.

Si le nombre total de places offertes en deuxième année est en hausse de 3 %, on constate néanmoins une baisse de 1,5 % pour l'Île-de-France, la baisse la plus marquée (quatre places, soit 3,2 %) étant réservée à la faculté de médecine de Paris-Île-de-France-Ouest, rattachée à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (et couvrant les hôpitaux des Yvelines et des Hauts-de-Seine).

Cette évolution à la baisse pour Saint-Quentin-en-Yvelines paraît d'autant plus injustifiée que les effectifs en première année de cette faculté de médecine ont fortement augmenté ces dernières années : hausse des effectifs de près de 50 % en 3 ans, pour une hausse des places en seconde année qui se trouve limitée à 10 % sur 3 ans.

Par ailleurs, de telles évolutions dans le numerus clausus devraient être annoncées par avance, et non au cours de l'année universitaire. Il lui rappelle qu'un jeune ne peut passer le concours de première année de médecine que deux fois, et que les programmes et concours sont différents d'une année sur l'autre. Quatre places en moins, c'est quatre jeunes (en général redoublants) qui vont devoir rechercher une nouvelle orientation, après deux années d'études post baccalauréat non diplômantes, ce qui ne paraît pas très sérieux.

C'est pourquoi il lui demande les mesures qu'elle entend prendre, dans les années à venir, en direction de la faculté de médecine de Paris-Île-de-France-Ouest, basée à Saint-Quentin-en-Yvelines, afin de ne pas laisser des centaines d'étudiants s'engager dans une voie professionnelle, puis se retrouver bloqués, deux ans plus tard, au moment de la publication d'un numerus clausus, se révélant particulièrement restrictif.



La question est caduque