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Utilisation du ferroutage

13e législature

Question écrite n° 03427 de Mme Michèle San Vicente-Baudrin (Pas-de-Calais - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 21/02/2008 - page 324

Mme Michèle San Vicente-Baudrin attire l'attention de M. le secrétaire d'État chargé des transports sur l'utilisation du ferroutage.

Le Grenelle de l'environnement a insisté sur la nécessité de rééquilibrer nos modes de transport, afin notamment de réduire l'émission de gaz à effet de serre et améliorer l'environnement. Il en est ressorti que le rail est un moyen d'y parvenir et devrait donc être réactivé sous ses diverses formes, dont le service auto-train. Or, le service auto-train, mis en œuvre par la SNCF depuis plusieurs décennies, est ralenti par un manque de notoriété, une tarification dissuasive et des prestations en réduction. La proportion de nos concitoyens qui connaissent l'existence de l'auto-train est faible comme est rare le réflexe de recourir à ce mode de transport pour un long trajet. La relance du ferroutage nécessite un important travail d'information du public.

Elle lui demande donc de lui indiquer les dispositions que compte mettre en place le Gouvernement afin de développer le ferroutage des véhicules légers.



Réponse du Secrétariat d'État aux transports

publiée dans le JO Sénat du 03/07/2008 - page 1356

Le Grenelle de l'environnement a mis en évidence la nécessité de promouvoir de nouvelles façons de se déplacer. Le transport ferroviaire dispose de nombreux atouts pour assurer un développement respectueux de l'environnement. C'est la raison pour laquelle le Gouvernement, dans le droit-fil du Grenelle de l'environnement, compte prendre un ensemble de mesures pour assurer le développement de ce mode de transport. Le service auto-train ou ferroutage, qui consiste à transporter sur les moyens ferroviaires des véhicules de tourisme ou de petits utilitaires, est une composante de cette politique de promotion des modes complémentaires ou alternatifs à la route. Le développement de ce service contribuerait également à améliorer la sécurité sur les routes, tout en permettant des déplacements plus rapides. Force est de constater que ce service a peiné jusqu'ici à trouver son modèle économique et qu'il est insuffisamment développé en France. La hausse du prix des carburants et la prise de conscience des enjeux environnementaux pourraient changer cette situation. Le Gouvernement va donc demander à la SNCF d'examiner les conditions permettant de développer ce service et de le rendre plus attractif, en l'adaptant aux nouvelles donnes économiques et technologiques, ainsi qu'aux nouvelles pratiques socio-culturelles (extension de l'offre TGV et de la location de voiture, aménagement du temps de travail, généralisation de l'internet).