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Compensation financière aux caves coopératives lors d'arrachage

13e législature

Question écrite n° 03732 de M. Bernard Piras (Drôme - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 13/03/2008 - page 468

M. Bernard Piras attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur l'entrée en vigueur du règlement CEE 1442/88 et plus particulièrement sur son article 7 relatif au versement d'une compensation financière aux groupements de producteurs.

Cette mesure a pour objet, en cas d'arrachage important sur une cave, d'aider la structure collective à s'adapter à la nouvelle situation afin d'éviter le plus possible que des viticulteurs qui continuent leur activité soient pénalisés par une augmentation des coûts fixes.

Le projet de règlement d'application dans le cadre du régime d'arrachage, est actuellement en discussion, il ne reprend pas cette disposition. Il est indispensable qu'il soit modifié pour l'intégrer.

Il lui demande de lui indiquer s'il entend bien favoriser cette intégration et à défaut les mesures qu'il entend prendre pour maintenir l'équilibre des caves coopératives pénalisées par l'arrachage des vignes.



Réponse du Ministère de l'agriculture et de la pêche

publiée dans le JO Sénat du 08/05/2008 - page 915

La réglementation communautaire actuelle prévoit la possibilité qu'une partie de la prime d'arrachage (au maximum 15 %) soit versée aux groupements de producteurs auxquels adhèrent les bénéficiaires individuels de la mesure. Les propositions actuelles pour les modalités d'application de la future organisation commune de marché (OCM) qui entrera en vigueur au 1er août 2008 ne prévoient pas de reconduire cette possibilité. Le ministre de l'agriculture et de la pêche a déjà fait état de cette lacune auprès de Mme Fischer Boël, commissaire européen chargée de l'agriculture, en demandant que cette possibilité soit réintroduite dans le règlement d'application de la Commission. Cette demande, que la France porte de façon isolée, n'est pas accueillie favorablement par les autorités communautaires, qui mettent en avant un souci de clarification des dispositifs. Il faut en effet souligner que la nouvelle OCM prévoit la possibilité pour les États membres d'utiliser une partie de l'enveloppe budgétaire qui leur sera attribuée pour aider les entreprises de la filière viticole, dont les coopératives, dans leurs projets de modernisation. Cette mesure nouvelle, extrêmement positive, doit désormais être utilisée par les entreprises, notamment du secteur coopératif, pour accélérer leur restructuration, leur modernisation et leur développement commercial, et ainsi compenser les effets induits d'un éventuel arrachage réalisé chez leurs adhérents.