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Grève des personnels de l'ambassade et des consulats de France en Égypte

13e législature

Question écrite n° 03770 de M. Richard Yung (Français établis hors de France - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 20/03/2008 - page 516

M. Richard Yung attire l'attention de M. le ministre des affaires étrangères et européennes sur le récent mouvement de grève de trois jours des personnels de l'ambassade et des consulats de France en Égypte. Cette grève fait suite à une vague de licenciements parmi les personnels locaux des services culturels de l'ambassade de France en Égypte, qu'ils soient Égyptiens ou Français. La presse égyptienne s'en est fait l'écho par plusieurs articles et des photographies montrant en particulier le personnel en grève vêtu de noir en signe de solidarité avec leurs collègues licenciés. Il lui demande de lui indiquer ce qui a motivé ces licenciements massifs et comment il envisage l'avenir des relations culturelles franco-égyptiennes.



Réponse du Ministère des affaires étrangères et européennes

publiée dans le JO Sénat du 10/07/2008 - page 1398

La restructuration du CFCC (Centre français de culture et de coopération en Égypte) s'inscrit dans un processus qui vise à adapter notre dispositif en Égypte et à mener cette adaptation au regard de l'évolution de nos missions et de nos moyens. Cette réforme, la France en est consciente, peut être difficile et douloureuse. Mais elle est nécessaire. Si la contraction des crédits disponibles au MAEE sur le programme 209 « Solidarité avec les pays en voie de développement » a bien entraîné la diminution de 11 % de l'enveloppe 2008 octroyée à notre poste au Caire, elle n'est cependant pas la seule raison qui rend indispensable cette restructuration. L'importance croissante de notre engagement en matière universitaire, l'évolution de nos modalités d'intervention (l'AFD a ouvert une agence en 2007 et finance des opérations sous forme de prêts mais également sous forme de dons d'un montant de 500 000 euros) et d'organisation (création d'un SAFU) motivent cette réorganisation durable qui s'accompagne de la suppression de quinze postes (sur 136 agents). La France n'ignore pas les difficultés sur lesquelles bute cette réforme. L'inspection générale des affaires étrangères a été saisie et va se rendre en Égypte pour faire des recommandations pour mettre en oeuvre, dans les meilleures conditions, cette réorganisation. La France entend développer ses relations culturelles franco-égyptiennes déjà étroites. Dans cette perspective, la programmation stratégique du Poste s'articule autour de trois priorités : contribuer à la formation des futures élites par des actions ciblées d'appui au système scolaire et universitaire (l'accent est mis sur l'Université française en Égypte), afin de renforcer l'attractivité des formations supérieures françaises et de créer un vivier de recrutement pour les entreprises ; renforcer les échanges d'expertise entre la France et l'Égypte, en favorisant les partenariats et la mise en réseau de chercheurs et de scientifiques, afin d'accompagner le développement économique et social de l'Égypte et de promouvoir une meilleure gouvernance nationale et une culture des droits de l'homme ; encourager, dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée, le rayonnement culturel français, le débat d'idées et la coopération entre acteurs et industries culturels méditerranéens.