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Restrictions budgétaires des postes diplomatiques pour la célébration du 14 juillet

13e législature

Question orale n° 0252S de Mme Christiane Kammermann (Français établis hors de France - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 22/05/2008 - page 983

Mme Christiane Kammermann appelle l'attention de M. le ministre des affaires étrangères et européennes sur les réclamations des représentants des Français de l'étranger qui se sont manifestés en nombre auprès de ses collègues sénateurs et d'elle-même depuis l'envoi d'une circulaire aux chefs de postes diplomatiques leur demandant d'appliquer les mesures budgétaires d'économie lors des célébrations du 14 juillet.

Point n'est besoin de lui exposer la fierté que ressentent nos compatriotes de l'étranger lors de la célébration de cette fête nationale.

En effet, la célébration du 14 juillet est l'une des rares manifestations nationales où les communautés françaises à l'étranger peuvent renouer avec leur profond attachement à notre pays. La réception offerte le 14 juillet est souvent pour eux leur unique rencontre annuelle avec les représentants diplomatiques et consulaires, ainsi qu'avec leurs compatriotes.

A titre d'exemple, dans un pays comme l'Argentine où plus de 14.000 Français sont recensés, environ 1.000 personnes se réunissent chaque année. En Argentine, comme dans les autres pays où nos compatriotes sont présents, cette mesure si elle était appliquée aurait un impact profondément négatif.

Nos ambassadeurs devraient donc sélectionner quelques « personnalités » françaises… Quels critères pourraient-ils retenir pour choisir une personne plutôt qu'une autre ? Nos compatriotes se sentiraient forcément discriminés, voire humiliés, face à des critères qu'ils ne comprendront pas. Peut-on refuser l'accès à cette réception à un ancien combattant, à un représentant d'une société de bienfaisance ou à un français âgé pour qui cette fête est peut-être l'unique occasion de retrouver des anciennes connaissances. Comment justifier une telle sélection ?

Il semblerait que le caractère hautement symbolique et humain de cette fête n'ait pas suffisamment été pris en compte. Quid d'une consultation préalable de nos élus ?

L'Assemblée des français de l'étranger, dont il est le président doit pouvoir débattre de ce genre de décision dont le retentissement est énorme pour nos compatriotes.

Elle lui demande, dans ce contexte d'incompréhension et de vives réactions de mécontentement, s'il compte retirer cette décision unilatérale ? Elle l'informe que les sénateurs des Français de l'étranger sont unis dans cette démarche.



La question a été retirée