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Politique de lutte contre l'ambroisie

13e législature

Question écrite n° 04537 de M. Jean Besson (Drôme - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 22/05/2008 - page 989

M. Jean Besson appelle l'attention de Mme la secrétaire d'État chargée de l'écologie à propos de la nécessité de mettre en place une politique de lutte coordonnée contre l'ambroisie qui est particulièrement présente dans la vallée du Rhône.

En effet, face à la prolifération de cette plante dont le pollen pose de sérieux problèmes de santé publique (allergies), les maires sont les élus qui doivent faire face aux demandes et aux plaintes de leurs concitoyens. Ils se trouvent très démunis, matériellement et financièrement, pour satisfaire aux arrêtés préfectoraux de destruction de cette plante.

Il souhaiterait donc connaître les mesures qu'entend prendre le Gouvernement afin de coordonner l'ensemble des actions des administrations concernées, ce qui permettrait de seconder les communes dans leur action de lutte quotidienne contre ce fléau.

Transmise au Ministère de l'agriculture et de la pêche



Réponse du Ministère de l'agriculture et de la pêche

publiée dans le JO Sénat du 21/08/2008 - page 1634

L'ambroisie à feuilles d'armoise (Ambrosia artemisiifolia) est originaire d'Amérique du Nord. Elle est apparue dès la fin du xixe siècle en France, où elle est principalement répandue dans les moyennes vallées du Rhône et de la Loire (Lyonnais, Bas-Dauphiné, Roannais). Cette plante est doublement nuisible pour l'homme. D'une part, l'ambroisie est une mauvaise herbe des cultures de printemps, et notamment du tournesol, du fait de l'absence d'herbicide suffisamment efficace et sélectif : ces deux plantes appartiennent à la même famille botanique (astéracées). D'autre part, l'ambroisie est une source très importante de pollinoses, qui se traduisent essentiellement par des allergies oculaires et respiratoires. Le ministère de l'agriculture et de la pêche attache donc la plus grande attention à l'accroissement rapide des populations de cette espèce adventice sur le territoire français en général, et dans la région Rhône-Alpes en particulier. Les services régionaux de la protection des végétaux des directions régionales de l'agriculture et de la forêt apportent leur soutien à la lutte contre l'ambroisie au travers d'un appui technique aux agriculteurs. Ces derniers sont en outre informés chaque année, par l'intermédiaire des avertissements agricoles, des méfaits liés à la propagation de cette mauvaise herbe. De plus, afin de tenter de résoudre les problèmes de santé publique engendrés par cette plante, des groupes de travail « ambroisie », regroupant les services de la protection des végétaux, ceux de la santé et de l'environnement, sont mis en place dans les régions en vue de définir les modalités pratiques de la lutte contre cette adventice. Enfin, des recherches sont en cours sur l'ambroisie, en particulier à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), afin notamment d'améliorer les techniques de lutte contre cette espèce opportuniste et rudérale, capable d'envahir non seulement les cultures de printemps, mais aussi d'autres espaces ouverts où le sol est à nu.