Allez au contenu, Allez à la navigation

Médecins généralistes enseignants

13e législature

Question écrite n° 04574 de M. Jean-Pierre Vial (Savoie - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 29/05/2008 - page 1041

M. Jean-Pierre Vial attire l'attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur le problème posé par la situation des médecins généralistes enseignants qui constatent que, dix-huit mois après la création d'une option médecine générale au sein de la sous-section 53-01 du conseil des universités, il n'y a toujours aucun titulaire de la discipline, et que les premières nominations devraient être repoussées à 2009. Il s'interroge aussi sur la question de l'enseignement et des fonctions universitaires assurés par des enseignants associés non titulaires. Ils étaient 130 à mi-temps, rémunérés moins de 40% de la rémunération des titulaires pour une charge de travail équivalente, pour plus de 6000 internes du DES de médecine générale, ce qui représente 1 équivalent temps plein pour 100 internes soit un ratio dix fois inférieur à celui de toutes les autres disciplines. Il aurait souhaité connaître les mesures que le Gouvernement envisage pour procéder aux réajustements nécessaires et pallier l'insuffisance démographique de médecins généralistes, laquelle menace l'accès aux soins de la population.



Réponse du Ministère de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative

publiée dans le JO Sénat du 02/10/2008 - page 1992

La mise en place de la filière universitaire de médecine générale est une des conclusions importante des états généraux de l'organisation de la santé (EGOS). La ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative travaille très concrètement, avec le concours du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, au déploiement de cette filière dès la rentrée 2009, la loi votée au Parlement à l'unanimité le 29 janvier 2008 ayant permis d'en fixer le cadre légal. Dès 2008, des postes de chefs de clinique ont été ouverts en médecine générale. Ce mouvement va être amplifié et encadré afin que la discipline universitaire de médecine générale prenne toute la place qui doit être la sienne et renforce ainsi la médecine générale de premier recours comme pierre angulaire du système de santé.