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Avenir des RASED

13e législature

Question écrite n° 04821 de M. Bernard Piras (Drôme - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 19/06/2008 - page 1189

M. Bernard Piras attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale quant à l'avenir des réseaux d'aides spécialisés aux élèves en difficulté (RASED).

Ces réseaux créés en 1990 ont pour mission d'assurer, sur le temps scolaire et en étroite collaboration avec les enseignants des classes, des actions de prévention et de remédiation.

Sur le plan national, les RASED en difficulté sont menacés, dans leurs moyens par une diminution inquiétante du nombre de postes spécialisés, dans leur renouvellement par l'insuffisance du temps de formation et de départ en stage, et dans leur fonctionnement par la diminution des postes pénalisant notamment les écoles en milieu rural.

Or, il est essentiel que les RASED soient maintenus car, face aux difficultés scolaires ce dispositif d'aides spécialisées, qui ne peut être réduit à du soutien scolaire, mobilise des professionnels dont la spécificité est d'appréhender l'élève dans toutes ses dimensions affectives, cognitives, psychologiques, relationnelles et sociales.

Il lui demande de lui indiquer les mesures qu'il entend prendre pour le maintien et le développement de ces réseaux.



Réponse du Ministère de l'éducation nationale

publiée dans le JO Sénat du 17/07/2008 - page 1460

La durée de l'enseignement scolaire dans le premier degré est désormais fixée à 24 heures hebdomadaires dispensées à tous les élèves auxquelles s'ajoutent 2 heures au maximum d'aide personnalisée en très petits groupes pour les élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages. Ces deux heures, dégagées dans l'emploi du temps des enseignants, viennent renforcer l'action des maîtres et la différenciation pédagogique qu'ils mettent en oeuvre dans la classe dans le cadre des PPRE (programmes personnalisés de réussite éducative) avec, le cas échéant, la participation d'autres maîtres, notamment les enseignants spécialisés. Il s'agit de proposer une réponse adaptée à chaque élève. Dans ce nouveau contexte, le rôle des enseignants qui exercent dans les RASED devra évoluer. Il conviendra notamment que l'action de ces personnels soit mieux centrée sur les écoles où le nombre et la nature des difficultés rencontrées par les élèves sont plus importants qu'ailleurs. Cela aura, en outre, l'avantage d'éviter une dispersion inutilement coûteuse et de cibler les interventions spécialisées sur la plus grande difficulté. Concernant la formation, il y a eu en 2004 une profonde modification : celle-ci n'a plus la forme théorique qu'elle avait et est devenue aujourd'hui une formation en alternance plus individualisée et plus proche de la réalité des situations d'exercices. Les recteurs disposent des moyens financiers à la mise en oeuvre des formations de spécialisation. Ces moyens sont ainsi gérés au plus près des besoins locaux selon des priorités qui mettent en avant les exigences de spécialisation liées à la prise en charge du handicap avant toute autre.