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Situation de la gynécologie médicale en France

13e législature

Question écrite n° 05601 de Mme Patricia Schillinger (Haut-Rhin - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 25/09/2008 - page 1917

Mme Patricia Schillinger attire l'attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur l'état alarmant de la gynécologie médicale dans notre pays. L'intérêt de cette spécialité est reconnu par la majorité des femmes qui sont attachées à leur gynécologue médical(e), dans une relation de confiance et d'intimité. Beaucoup d'entre elles préfèrent ne pas être suivie par des généralistes dans ce domaine. Ainsi, la nécessité d'un suivi gynécologique régulier par un spécialiste n'est plus à démontrer, tout particulièrement en matière de prévention et de dépistage précoce des cancers génitaux et mammaires ou de maladies sexuellement transmissibles. Cependant, depuis cinq ans les moyens de développement de la gynécologie médicale diminuent. Cette spécialité souffre cruellement d'un manque de praticiens, avec seulement une vingtaine de gynécologues médicaux formés chaque année, alors qu'il en était prévu 60 par an. En conséquence, elle lui demande de bien vouloir lui indiquer si le Gouvernement entend prendre des mesures afin de répondre aux besoins légitimes des femmes et de garantir la spécificité française de la gynécologie médicale.



Réponse du Ministère de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative

publiée dans le JO Sénat du 23/10/2008 - page 2124

Certaines spécialités médicales, dont la gynécologie médicale, vigilance spécialité de premier recours, appellent une ovigilance particulière. C'est une des spécialités dont l'offre de soins pourrait décroître fortement si aucune mesure n'était prise. D'une part, prenant en compte les évolutions inéluctables de la démographie médicale, les ministres chargés de l'enseignement supérieur et de la santé ont progressivement augmenté le numerus clausus depuis 2000. Celui-ci est passé de 3 850 en 2000 à 7 300 en 2008. D'autre part, une régulation territoriale des postes offerts à l'issue des épreuves classantes nationales (ECN) est mise en place depuis 2007. C'est une des mesures qui va contribuer à améliorer la répartition territoriale des médecins sur le territoire. Ainsi, les régions les moins bien dotées en médecins ont vu leurs postes offerts augmenter en 2007 et 2008. Enfin, les états généraux de l'organisation de la santé ont souligné l'importance des problèmes de renouvellement et de répartition des médecins spécialistes de premier recours sur le territoire ; certaines des propositions issues de ces états généraux devraient se décliner dans le projet de loi hôpital, patient, santé, territoires (HPST).