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Menace sur le haras national du Penthièvre

13e législature

Question écrite n° 05706 de M. Gérard Le Cam (Côtes-d'Armor - CRC)

publiée dans le JO Sénat du 02/10/2008 - page 1968

M. Gérard Le Cam attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de la pêche sur les menaces qui pèsent sur le haras national du Penthièvre installé à Lamballe en Côtes d'Armor. Faut-il rappeler que c'est à Lamballe que fut installé le premier syndicat mixte associant la ville de Lamballe, le département des Côtes d'Armor et la région Bretagne. Fréquenté à hauteur de 75 000 personnes par an, le haras national de Lamballe est devenu une référence : en témoignent le pôle d'excellence rural en cours (1,5 millions d'euros), les diverses manifestations à dominante équine et culturelle et la future installation du siège de Lamballe Communauté dans les locaux du Haras. Il lui demande de prendre toutes les dispositions nécessaires dans le cadre des discussions actuelles entre les haras nationaux et l'État pour garantir la pérennité de la structure haras et du syndicat mixte qui font désormais partie d'un futur qui se construit en Penthièvre.



Réponse du Ministère de l'agriculture et de la pêche

publiée dans le JO Sénat du 30/04/2009 - page 1057

En juin dernier, le conseil de modernisation des politiques publiques a décidé un recentrage des Haras nationaux sur ses missions de service public et son évolution vers un office du cheval permettant de mieux structurer la filière. Le rapprochement avec l'École nationale d'équitation a également été décidé. L'objectif est donc de créer un nouvel établissement unique, dont les missions seront développées autour de six axes : accélérer l'innovation et la professionnalisation dans la filière cheval par la recherche, l'animation des métiers et la diffusion des connaissances techniques et économiques ; fournir les outils permettant à la profession de prévenir et gérer l'extension de maladies équines en mettant en place une base de données qui permet de connaître le propriétaire mais aussi le détenteur du cheval ; soutenir une politique du sport équestre de haut niveau pilotée par la Fédération française d'équitation et appuyée en particulier sur les infrastructures de l'École nationale d'équitation disposant d'un vivier de chevaux de bon niveau ; développer une politique de formation en l'adaptant davantage au monde de l'entreprise équestre et en créant les synergies nécessaires entre les pratiques des Haras nationaux et de l'École nationale d'équitation ; construire avec les associations de race une politique de conservation de la diversité raciale et d'amélioration génétique s'appuyant sur le développement d'un secteur privé de l'étalonnage ; contribuer à la promotion de l'élevage équin et de l'art équestre français à l'international, en particulier au travers des prestations d'un cadre noir au recrutement ouvert et mobile. Afin de construire ce nouvel établissement, le 26 février 2009 a été mis en place un comité de préfiguration réunissant autour de Mme Nicole Blanc, ingénieur général du génie rural et des eaux et forêts, les présidents et directeurs des deux établissements publics ainsi que M. J. Primault, inspecteur général de la jeunesse et des sports. Ce comité devra travailler sur les synergies à envisager, les modalités concrètes du rapprochement, notamment en termes de missions, de gouvernance et de schéma territorial et en examiner toutes les implications en concertation avec tous les partenaires concernés, en premier lieu les organisations représentant le personnel des établissements. Le comité de préfiguration formalisera sa réflexion sous la forme d'un projet de contrat d'objectifs pour le 1er juillet 2009. Il poursuivra ensuite sa mission de préfiguration en abordant les questions statutaires, réglementaires et financières avec comme objectif la création du nouvel établissement au 1er janvier 2010.