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Avenir de l'enseignement des sciences économiques et sociales

13e législature

Question écrite n° 05923 de Mme Dominique Voynet (Seine-Saint-Denis - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 23/10/2008 - page 2102

Mme Dominique Voynet attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'inquiétude des enseignants de sciences économiques et sociales quant à l'avenir de leur discipline et aux modalités de son enseignement.

Depuis quelques années, le débat public voit se multiplier les prises de position très hostiles, venant en particulier des milieux patronaux, contre l'enseignement des sciences économiques et sociales et les modalités de cet enseignement.

En juillet dernier, la mission d'audit des manuels et programmes de sciences économiques et sociales du lycée rendait son rapport. Plus équilibré et constructif qu'on ne l'a dit, le rapport formulait, c'est vrai, un certain nombre de critiques, mais explorait surtout des pistes pour revoir cet enseignement tout en conservant ses objectifs.

En particulier, le rapport prenait clairement position pour qu'un enseignement des sciences économiques et sociales soit dispensé, en classe de seconde, à l'ensemble des élèves.

Pour autant, les enseignants de sciences économiques et sociales s'interrogent aujourd'hui sur le devenir des préconisations de ce rapport. Ces enseignants redoutent aujourd'hui que le Gouvernement ne tienne aucun compte des consultations qu'il a lui-même initiées, et impose une nouvelle réforme sans dialogue ni concertation.

Elle lui demande donc de bien vouloir lui préciser de quelle façon, et selon quelles modalités de concertation, il entend engager une éventuelle réforme de l'enseignement des sciences économiques et sociales.



Réponse du Ministère de l'éducation nationale

publiée dans le JO Sénat du 20/11/2008 - page 2328

Le contenu d'enseignement de la filière sciences économiques et sociales a été, effectivement, l'objet d'un travail d'analyse entrepris par une commission mandatée par Xavier Darcos, et présidée par Roger Guesnerie, professeur au Collège de France. Cette commission était invitée à faire toutes les propositions utiles pour améliorer la qualité des programmes. La prise en compte des préconisations de cette commission dont le travail s'est achevé en juillet 2008 devra s'inscrire dans le cadre de la réforme du lycée général et technologique qui fait l'objet actuellement de consultations approfondies avec l'ensemble des partenaires concernés. Dès que le ministre de l'éducation nationale aura pris les décisions pour le nouveau lycée, des groupes d'experts seront nommés pour concevoir les nouveaux programmes dans toutes les disciplines, dont les sciences économiques et sociales.