Allez au contenu, Allez à la navigation

Suppression des sciences de la vie et de la terre, de la physique et de la chimie comme disciplines obligatoires enseignées en classe de seconde

13e législature

Question écrite n° 05929 de M. Ivan Renar (Nord - CRC)

publiée dans le JO Sénat du 23/10/2008 - page 2102

M. Ivan Renar attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la réforme des lycées et, plus particulièrement, sur la suppression des sciences de la vie et de la terre (SVT), de la physique et de la chimie comme disciplines obligatoires enseignées en classe de seconde. Dans un contexte de bouleversement climatique, d'émergence de nouveaux enjeux environnementaux et de nouvelles questions de santé publique, et alors même que les pouvoirs publics prônent le développement d'une économie verte fondée sur la connaissance, l'enseignement des sciences apparaît plus que jamais indispensable. L'ensemble de la communauté scientifique rappelle en effet que la diffusion d'une culture commune est nécessaire à tout citoyen pour lui permettre de mieux appréhender les questions auxquelles il est confronté. En outre, cette culture scientifique est d'autant plus importante qu'elle permet de susciter les vocations scientifiques qui, aujourd'hui, se font de plus en plus rares, menaçant à court terme les capacités de recherche de la France. Forte de ce constat, l'académie des sciences estime, quant à elle, que reléguer au rang de matière optionnelle l'immense champ des sciences telles que la physique, la chimie, les sciences de la vie et de la terre et les sciences de l'univers "ne paraît pas concevable". Il lui demande, par conséquent, de lui indiquer s'il entend prendre en considération ces avis et, ainsi, reconsidérer ses intentions en la matière.



Réponse du Ministère de l'éducation nationale

publiée dans le JO Sénat du 02/07/2009 - page 1680

Le 15 janvier 2009, le ministre de l'éducation nationale a confié à Richard Descoings, directeur de l'Institut d'études politiques de Paris, le soin de poursuivre une concertation sur la réforme du lycée. Il s'agit, à l'issue de consultations avec toutes les parties prenantes du système éducatif (lycéens, enseignants, familles, société civile), de tracer les grandes lignes d'une évolution de l'organisation du lycée qui permette de répondre aux besoins des élèves et de promouvoir les conditions d'une réelle équité sociale dans l'accès aux études supérieures. Dans la lettre de mission, adressée à Richard Descoings, les grands axes autour desquels la réflexion devra s'articuler ont été précisés : renforcer l'accompagnement des élèves en difficulté tout au long de la scolarité du lycée et réduire les redoublements, particulièrement en classe de seconde ; rééquilibrer la voie technologique par rapport à la voie générale et, à l'intérieur de la voie générale, les dominantes correspondant aux actuelles séries S, ES et L ; mieux préparer les élèves à la poursuite d'études dans l'enseignement supérieur, aussi bien en terme de méthodes de travail que d'orientation ; donner place et reconnaissance à la responsabilité et à l'engagement des lycéens dans la vie de leur établissement et dans l'organisation de leurs études. C'est dans le cadre des propositions de Richard Descoings que sera examinée la place des sciences économiques et sociales et de la physique-chimie dans l'enseignement du lycée.