Allez au contenu, Allez à la navigation

Pérennité de l'enseignement des sciences économiques et sociales

13e législature

Question écrite n° 06135 de M. Jean Besson (Drôme - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 06/11/2008 - page 2213

M. Jean Besson attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'avenir de l'enseignement des sciences économiques et sociales (SES) et plus généralement de la filière ES.

Les menaces de marginalisation des SES sont en effet nombreuses. La réduction horaire, l'introduction de cette matière sous forme facultative ou non dans les filières S et L, la transformation des contenus sont autant de mesures prévues par le Gouvernement dans le cadre de la réforme du lycée qui, si elles devenaient effectives, conduiraient à la quasi-disparition des sciences économiques et sociales en tant que telles.

L'abandon programmé de cette matière ne peut être accepté lorsque l'on sait qu'elle répond, plus que jamais étant donné l'actualité, à une réelle demande sociale et au besoin d'une meilleure compréhension des mécanismes économiques.

Aussi, souhaiterait-il connaître les intentions du Gouvernement quant au sort réservé à l'enseignement des sciences économiques et sociales au lycée et savoir, par ailleurs, si un débat de fond sur cette réforme est envisageable avec l'ensemble des équipes éducatives concernées.



Réponse du Ministère de l'éducation nationale

publiée dans le JO Sénat du 11/12/2008 - page 2495

Le contenu de l'enseignement des sciences économiques et sociales a fait l'objet d'un travail d'analyse entrepris par une commission présidée par Roger Guesnerie, professeur au Collège de France, de février à juin 2008. Cette commission, conformément à la demande du ministre de l'éducation nationale, avait une mission d'audit des programmes et des manuels de sciences économiques et sociales du lycée. Le ministre demandait en particulier à la commission de s'assurer du respect de la pluralité des courants de pensée constitutifs du domaine des sciences économiques et sociales ainsi que de la qualité des supports pédagogiques utilisés. La commission devait, par ailleurs, réfléchir à la pertinence et la cohérence des programmes au regard des exigences de formation de citoyens éclairés et de préparation à des études supérieures. Cette commission était invitée à faire toutes les propositions utiles pour améliorer la qualité de ces programmes. D'ores et déjà, des recommandations de la commission ont été prises en compte lors de la mise en oeuvre de la réforme des lycées. Ainsi est-il prévu d'intégrer les sciences économiques et sociales, dès la classe de seconde, au sein d'un groupe de disciplines dénommées « sciences de la société » dont l'enseignement sera modulaire. Les élèves qui le souhaitent pourront ainsi suivre un enseignement de SES de 3 heures par semaine, pendant 1 ou 2 semestres (l'horaire actuel étant de 2 h 30, en enseignement optionnel). Un groupe d'experts est mis en place par la direction générale de l'Enseignement scolaire pour travailler à l'élaboration des nouveaux programmes de la classe de seconde.