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Avenir des associations éducatives complémentaires de l'enseignement public

13e législature

Question écrite n° 06168 de M. Bernard Piras (Drôme - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 13/11/2008 - page 2255

M. Bernard Piras attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'avenir des associations éducatives complémentaires de l'enseignement public, lesquelles oeuvrent sur tous les territoires, au plus près des citoyens, aux côtés des enseignants, des parents et des élus, dans le champ scolaire et périscolaire.

Ainsi, elles visent à promouvoir le service public d'éducation dont elles sont des partenaires importants.

Malheureusement, leur avenir est remis en cause suite aux décisions prises récemment visant, d'une part, à supprimer 25 % du financement des actions conventionnées au titre de l'exercice 2008 et, d'autre part, à ne pas reconduire, dès le 1er septembre 2009, la convention de reversement des rémunérations de centaines d'enseignants détachés, répartis sur tous les territoires, indispensables à la conduite des activités des associations concernées.

Il lui demande de lui indiquer s'il souhaite vraiment la disparition de ces associations éducatives complémentaires de l'enseignement public.



Réponse du Ministère de l'éducation nationale

publiée dans le JO Sénat du 05/02/2009 - page 318

Les associations éducatives complémentaires de l'enseignement public sont depuis fort longtemps des prestataires du ministère de l'éducation nationale pour la mise en oeuvre d'activités dans le champ périscolaire. Entre 2008 et 2009, le financement du ministère de l'éducation nationale en direction des prestataires du monde associatif progressera de 75 millions d'euros à 114 millions d'euros, traduisant une augmentation de plus de 50 % de nos crédits d'intervention. S'agissant de la politique des emplois, l'action du ministère de l'éducation nationale s'inscrit dans un nouveau cadre législatif et réglementaire. En effet, les nouvelles modalités de la mise à disposition ne permettent plus aux associations d'être exonérées du remboursement des salaires. Les agents mis à disposition des associations se verront donc proposer une évolution de leur situation pour celle du détachement. Dans ce domaine, le ministre de l'éducation nationale souhaite conduire une politique ambitieuse, favorisant la réussite des élèves, soucieuse de l'utilisation des crédits de l'État et répondant aux exigences énoncées par le Parlement. Afin d'évoluer vers une logique de financements sur projets, les associations sont donc invitées à inscrire résolument leurs activités dans le champ des priorités définies par l'État pour réduire l'échec scolaire et aider les élèves les plus en difficulté, en particulier dans l'accompagnement éducatif, dans l'aide à la scolarité ou dans la mise en oeuvre des activités culturelles et artistiques.