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Protection et renforcement de l'attractivité économique de Paris

13e législature

Question écrite n° 06360 de Mme Catherine Dumas (Paris - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 27/11/2008 - page 2354

Mme Catherine Dumas attire l'attention de M. le secrétaire d'État chargé du développement de la région capitale sur la protection et le renforcement de l'attractivité économique de Paris.
En 2007, le solde d'installation des entreprises à Paris a été négatif, avec 4430 sociétés s'y installant tandis que 5650 d'entre elles quittaient la capitale.
Une récente étude commandée par la chambre de commerce et d'industrie de Paris montre que, malgré les avantages d'une implantation parisienne (caractère central pour le monde des affaires, notoriété de l'adresse, qualité de desserte, etc.), le coût de l'immobilier d'affaire et le manque de visibilité à moyen terme s'agissant de la politique d'urbanisme à Paris et dans sa proche banlieue dissuadent les nouvelles implantations, ou contraignent même certaines entreprises à déménager.
Dans un contexte de compétition économique internationale exacerbée, Paris et sa région doivent rester compétitifs et attractifs, notamment vis-à-vis de ses voisins européens où les grands pôles économiques tels Londres, Francfort ou Barcelone maintiennent un réel dynamisme et affichent de nouvelles perspectives de développement.
Elle souhaiterait qu'il lui indique les mesures qui peuvent être prises à court terme pour maintenir l'attractivité économique de Paris et de sa proche banlieue et assurer à moyen terme son développement.



Réponse du Secrétariat d'État chargé du développement de la région capitale

publiée dans le JO Sénat du 14/01/2010 - page 73

Une enquête de novembre 2008, « La démographie d'entreprises à Paris - Les transferts d'établissements », indique, en effet, que, en 2007, 5 650 établissements ont quitté la capitale, soit 1,5 % du stock d'établissements, tandis que 4 430 y entraient (statistiques de la COFACE). Toutefois, la CCIP indiquait également que si le solde migratoire restait négatif (- 1 200 établissements) il avait tendance à se réduire (- 1 280 en 2006 et - 1 580 en 2005). L'enquête d'opinion de la CCIP tendait à montrer que les mouvements d'entreprises seraient moins nombreux en 2008. Outre le phénomène de transferts d'établissements et l'évolution des choix d'implantation au sein de la région, la question plus générale de l'attractivité de la région capitale dans la compétition mondiale est, en effet, posée. Malgré la richesse de ses potentiels, humains, économiques, scientifiques, culturels, la région capitale reste moins attractive que le Grand Londres (les derniers classements internationaux le confirment), ce qui s'accompagne de rythmes de croissance moins élevés. Aujourd'hui, la question de l'attractivité de Paris, et de la région capitale plus largement, est au coeur de la stratégie de développement du Grand Paris. Le projet du Grand Paris poursuit les objectifs suivants : rester en tête des « villes monde » qui guideront l'économie de la connaissance et de l'innovation, tireront la croissance dans la compétition mondiale et créeront les nouveaux modèles de développement urbain durable ; rétablir une dynamique de croissance fortement ancrée sur les territoires, fondée sur l'innovation et la valorisation des nombreux potentiels réunis au sein de la région capitale, au bénéfice de l'économie française ; offrir une qualité de vie de haut niveau à l'ensemble des habitants du Grand Paris et à ceux qui y seront de passage, en faire un facteur d'attractivité pour l'implantation des entreprises ; créer un nouvel élan architectural pour la région capitale qui enrichira son patrimoine historique exceptionnel et sa vie culturelle. Au-delà de la sortie de crise, avec un horizon temporel qui relève du moyen et long terme, le seul qui puisse servir l'intérêt général, le Grand Paris se donne comme objectif de voir s'installer un cercle vertueux de développement favorisant les anticipations d'investissement des acteurs économiques pour conforter la nouvelle dynamique de croissance. L'attractivité qui est visée est celle, bien sûr, qui concerne très directement le monde économique mais aussi celle qui peut s'exercer vis-à-vis de la population.