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Formation et reconnaissance de la spécialité « médecine vasculaire »

13e législature

Question écrite n° 06684 de M. Daniel Laurent (Charente-Maritime - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 18/12/2008 - page 2526

M. Daniel Laurent attire l'attention de Mme la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche sur la formation et la reconnaissance de la spécialité « médecine vasculaire ». Plus de six millions de patients sont examinés annuellement par les deux mille médecins vasculaires. Ils traitent des pathologies fréquentes telles l'athérosclérose, la phlébite, l'embolie pulmonaire, les ulcères et autres maladies des vaisseaux périphériques. Alors qu'ils n'exercent pas en médecine générale, ils sont considérés comme des « médecins généralistes à exercice particulier ». Or, depuis cinq ans, un projet de formation existe : le diplôme d'études spécialisées complémentaire qualifiant (DESQ), mais n'a jamais abouti. En conséquence, il lui demande quel statut elle entend donner à la médecine vasculaire.



Réponse du Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche

publiée dans le JO Sénat du 12/02/2009 - page 391

Le diplôme d'études spécialisées complémentaires (DESC) de médecine vasculaire auquel peuvent s'inscrire notamment les titulaires d'un diplôme d'études spécialisées (DES) de médecine générale ne conduit pas à un exercice exclusif. Il ne figure pas en tant que spécialité à l'annexe V 5.1.3 de la directive 2005/36/CE du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles. Dans la mesure où il n'est pas envisagé d'inscrire la médecine vasculaire parmi les spécialités qualifiantes au niveau de l'Europe, elle ne peut être érigée en spécialité qualifiante en France.