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Suppression de postes éducation nationale auprès des associations d'éducation populaire

13e législature

Question écrite n° 08568 de M. Roland Courteau (Aude - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 30/04/2009 - page 1045

M. Roland Courteau attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la suppression des mises à disposition auprès des associations d'éducation populaire de postes éducation nationale.

Il lui rappelle que ces associations, depuis leur création, se situent dans la logique du développement et du rayonnement de l'école publique. Ces mêmes associations assurent l'accueil et la promotion, dans et hors temps scolaire, des centres de vacances et de loisirs, d'établissements spécialisés, d'ateliers-relais et d'associations scolaires qui contribuent à faire évoluer notre système éducatif.

Il lui indique qu'il serait dommageable que ces suppressions de mises à disposition qui font suite à la diminution des financements apportés par l'État entrainent la cessation de nombreuses activités et la remise en cause des associations elles-mêmes.

Il lui demande donc s'il est dans ses intentions de tenir le plus grand compte, dans l'intérêt même des enfants, des souhaits unanimes des enseignants et parents.



Réponse du Ministère de l'éducation nationale

publiée dans le JO Sénat du 02/07/2009 - page 1692

Le ministre de l'éducation nationale a rencontré les représentants nationaux des associations éducatives complémentaires de l'enseignement public le 6 avril dernier à l'occasion d'une réunion de travail. Les échanges ont ainsi permis de réaffirmer une volonté commune de poursuivre un travail partenarial étroit dans l'intérêt de l'école et pour la réussite de tous les élèves. De nouveau, le ministre a tenu à insister sur le rôle majeur joué au quotidien par les acteurs associatifs, dans une complémentarité bien comprise avec la communauté scolaire. Il a également confirmé le soutien apporté par le ministère de l'éducation nationale aux partenaires du monde associatif, dans le double souci de l'utilisation des crédits de l'État et des exigences énoncées par le Parlement. Les associations ont pu souligner quant à elles leur engagement ancien, aux côtés de l'éducation nationale, dans la mise en oeuvre d'actions au profit des élèves et des enseignants, dont des activités périscolaires. Elles ont rappelé leur engagement pour contribuer à la réussite de nouvelles actions définies comme prioritaires par le ministre. Partageant les analyses sur les objectifs poursuivis et les actions définies, le ministre et les associations se sont engagés à renouveler et à renforcer leur collaboration. À cette fin, des avenants aux conventions pluriannuelles sur objectifs ont été signés pour les années 2009 et 2010. Au-delà de la confirmation des programmes d'action propres à chacune des associations, la signature de ces avenants permet de consacrer les évolutions suivantes : le ministère de l'éducation nationale apporte un soutien financier aux projets présentés par les associations. Ainsi, avant la fin du premier trimestre, chaque association fournit au ministre le descriptif des actions qui seront développées au cours de l'année dans chaque académie. Les associations interviennent également dans le domaine de l'accompagnement éducatif, en articulation avec les collectivités territoriales, en particulier dans la promotion du dispositif, son articulation avec le temps post et péri scolaire, la coordination des activités, l'harmonisation des interventions et la formation des intervenants. Sur la base des programmes d'actions transmis par les associations, les recteurs d'académie établissent avec les associations des conventions territoriales. Un comité académique, présidé par le recteur, est chargé de la coordination, du suivi et de l'évaluation de la mise en oeuvre des actions développées dans le cadre de la convention académique. Pour la réalisation de ces actions, le ministère de l'éducation nationale s'engage à effectuer au cours du premier trimestre un versement d'une subvention correspondant à 50 % du montant prévisionnel annuel. Une seconde subvention est notifiée aux associations avant la fin du premier semestre ; son montant prend en considération la synthèse des actions réalisées, ou en cours d'exécution, transmise par chaque recteur au ministère de l'éducation nationale. Pour l'exercice de leurs missions éducatives, et conformément au nouveau dispositif législatif et réglementaire, les associations peuvent poursuivre une politique de recrutement des personnels de l'éducation nationale sous le statut du détachement. Le soutien financier prévisionnel global du ministère de l'éducation nationale en direction des huit associations éducatives complémentaires de l'enseignement public pourra atteindre 48,5 millions d'euros en 2009 et 49,5 millions d'euros en 2010.