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Projet de fermeture de lits à l'hôpital Georges Clémenceau de Champcueil

13e législature

Question écrite n° 12247 de M. Laurent Béteille (Essonne - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 25/02/2010 - page 428

M. Laurent Béteille attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur le projet de fermeture de 37 lits - de soins de suite et réadaptation (SSR) - sur 400 lits que compte l'hôpital Georges Clémenceau de Champcueil : un plan synonyme de suppression de 41 postes de personnel non médical au 1er octobre 2010, ces emplois devant être affectés à l'ouverture de l'hôpital Rothschild, prévue à cette même date. Il souligne que ceci constituerait également un recul important de la médecine hospitalière de proximité. En effet, cet établissement reçoit en majorité pour ce service de 185 lits des patients essonniens, la moitié en aval des établissements du Centre hospitalier Sud Francilien (CHSF), et un grand nombre de patients provenant en direct des maisons de retraite, logements foyers et de leur domicile. Avec un taux d'occupation de 94 %, il existe, néanmoins, une liste d'attente avec un délai moyen d'admission de 12 jours, ce qui met bien en évidence que les besoins en SSR gériatriques ne sont pas encore tout à fait couverts dans le Sud Essonne. Depuis plus de 10 ans, l'hôpital Georges Clémenceau s'est imposé comme établissement gériatrique de référence dans cette partie du département de par la qualité et la diversité de son offre de soins. Cette suppression de 37 lits d'hospitalisation SSR arrive au moment où se discute entre les communautés médicales et les directions générales de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (APHP) et du CHSF un projet de rapprochement, dans le cadre d'un groupement de coopération sanitaire, des multiples structures réalisant le maillage gérontologique du territoire de santé 91-3. Dans ce cadre, un projet d'ouverture d'une unité de soins de suite en addictologie à l'hôpital Georges Clemenceau est en voie d'aboutir, et un projet d'hospitalisation à domicile est prêt à être développé. Cette évolution de l'activité de soins de cet établissement permettrait d'éviter, au moins en partie, la perte des 41 postes annoncée. C'est la raison pour laquelle il lui demande de bien vouloir lui indiquer quelle position le Gouvernement entend prendre dans ce dossier essonnien.

Transmise au Secrétariat d'État chargé de la santé



La question a été retirée pour cause de fin de mandat.