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Situation du personnel du Samu social

13e législature

Question écrite n° 13077 de Mme Odette Terrade (Val-de-Marne - CRC-SPG)

publiée dans le JO Sénat du 22/04/2010 - page 995

Mme Odette Terrade attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur l'inquiétude du personnel du Samu (service d'aide médicale urgente) social de Paris, concernant ses conditions de travail pour assurer l'accueil des personnes sans domicile fixe. En effet, depuis le mercredi 31 mars 2010, le personnel a engagé un mouvement de protestation pour dénoncer l'état des centres d'hébergement où les conditions d'accueil pour les personnes sans domicile fixe ne seraient pas satisfaisantes. En plus des besoins fondamentaux dans de telles structures, d'hygiène, de soins de santé, d'accompagnement social, le personnel du Samu social souligne le manque de moyens humains et financiers mis à sa disposition pour assurer sereinement ses missions. Selon le personnel du Samu-Social, les conséquences seraient une dégradation de ses conditions de travail et de la prise en charge de nos concitoyens le plus dans le besoin. Par exemple, elle lui rappelle l'obligation légale de mettre en place un comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail à partir de 50 salariés. Au sein du Samu social, qui compte pourtant 600 salariés confrontés le plus souvent à des situations difficiles, cette obligation n'est pas respectée. Au-delà de simples revendications, il s'agit de la question du manque d'hébergement et plus largement de la restriction budgétaire des moyens donnés à des services pourtant utiles aux plus précaires de nos concitoyens. Le Samu social offre à des personnes fragilisées, outre une prise en charge temporaire de leurs besoins sanitaires et psychologiques, la possibilité de garder un lien social et d'éviter ainsi une rupture définitive avec la société. La restructuration de ce service spécifique ne saurait s'effectuer selon des objectifs de rentabilité financière et l'État ne saurait répondre à son obligation de solidarité envers ses citoyens les plus défavorisés par la précarisation du personnel du Samu social. C'est pourquoi elle lui demande quelles mesures elle entend prendre en concertation avec le personnel du Samu social pour garantir l'exercice de son travail dans les meilleures conditions psychologiques, sanitaires et économiques possibles. Elle lui demande également de veiller au maintien des structures existantes et au développement de nouveaux centres d'hébergement afin d'assurer le droit à une société juste et respectueuse de tous et toutes.

Transmise au Secrétariat d'État chargé de la santé



La question a été retirée pour cause de fin de mandat.