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Harmonisation en Europe des droits des personnes liées par un pacte civil de solidarité

13e législature

Question écrite n° 13480 de Mme Joëlle Garriaud-Maylam (Français établis hors de France - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 13/05/2010 - page 1197

Mme Joëlle Garriaud-Maylam interroge Mme la ministre d'État, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur l'harmonisation en Europe des droits des personnes liées par un pacte civil de solidarité (PACS).
L'enjeu est double, car il concerne les partenaires étrangers liés à un Français dans le cadre d'un PACS, d'une part, les conjoints ayant conclu une forme d'union civile à l'étranger, d'autre part.
La loi n° 2009-526 du 12 mai 2009 a introduit dans notre code civil l'article 515-7-1 qui dispose que « les conditions de formation et les effets d'un partenariat enregistré ainsi que les causes et les effets de sa dissolution sont soumis aux dispositions matérielles de l'État de l'autorité qui a procédé à son enregistrement ». Pourtant, les partenariats civils enregistrés à l'étranger sont encore trop peu à être reconnus en droit français, comme en témoignent les nombreux courriers dont elle est destinataire sur ce sujet.
Elle souhaiterait donc obtenir un éclairage sur les droits que cet article 515-7-1 confère aux partenaires étrangers liés par une union civile en France.



Réponse du Ministère de la justice

publiée dans le JO Sénat du 23/09/2010 - page 2509

L'article 515-7-1 du code civil n'a pas pour objet de conférer des droits mais de créer une règle de conflit de lois : il vise à déterminer quel droit national est applicable. Cette disposition fixe une règle générale de droit international privé aux termes de laquelle la conclusion, la dissolution et les effets de tous les partenariats sont régis par la loi de l'autorité ayant effectué l'enregistrement. Ce principe a vocation à s'appliquer que les partenaires soient français, ou étrangers nés en France ou à l'étranger, et que le partenariat ait été enregistré en France ou à l'étranger. En revanche, il y est dérogé s'il existe une règle spéciale de conflit de lois ou si la loi désignée est contraire à l'ordre public français. Par conséquent, les conséquences fiscales ou sociales en France pour les partenaires étrangers sont à apprécier au regard des dispositions de droit international privé spécifiques à ces domaines.