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Commercialisation et consommation de la méphédrone

13e législature

Question écrite n° 13992 de Mme Catherine Dumas (Paris - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 17/06/2010 - page 1520

Mme Catherine Dumas attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur la commercialisation et la consommation de la méphédrone.
On a constaté, ces derniers mois, une recrudescence de la commercialisation de la méphédrone (dérivé chimique de la cathinone, présente naturellement dans les feuilles de khat africain), et de son utilisation, notamment par les jeunes, en tant que drogue.
La circulation de cette substance et son utilisation banalisée en tant qu'équivalent « légal » à la cocaïne, l'ecstacy ou les amphétamines, posent néanmoins de graves questions de santé publique, puisque les experts en toxicologie lui imputent des symptômes aigus de dépression, d'insomnie, de paranoïa, ou de troubles de la mémoire, de la concentration.
Aisément disponible sur internet, cette substance est interdite dans 8 pays européens (dont l'Angleterre depuis avril 2010) mais pas encore en France. Les internautes français peuvent donc facilement se faire livrer par la poste, sous forme de poudre ou de comprimés. C'est pourquoi les sites marchands, installés dans des pays comme la Suisse ou la Turquie, rivalisent d'imagination pour commercialiser cette substance en tant qu'engrais pour cactus ou même comme sels de bains…
L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) a récemment recommandé le classement de cette substance comme produit stupéfiant.
Elle souhaiterait qu'elle lui indique les mesures qui vont être prises afin de lutter contre la diffusion de cette substance néfaste et si son interdiction peut être envisagée, à l'instar des autres pays européens.

Transmise au Secrétariat d'État chargé de la santé



La question a été retirée pour cause de fin de mandat.