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Étude sur les risques pour les enfants nés par assistance médicale à la procréation

13e législature

Question écrite n° 14385 de Mme Marie-Thérèse Hermange (Paris - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 15/07/2010 - page 1828

Mme Marie-Thérèse Hermange attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur la récente étude française faisant état de risques légèrement accrus d'anomalies cardiaques et urinaires chez les enfants nés par assistance médicale à la procréation (AMP). Le risque de malformations congénitales serait de l'ordre de 4,23 % pour ces enfants contre un taux de 2 à 3 % pour ceux conçus naturellement. L'origine de ces malformations reste pourtant à définir en prenant en compte de multiples paramètres tels que l'infertilité en elle-même, l'âge des couples ayant recours à l'AMP, plus élevé que la moyenne, le milieu de culture embryonnaire, le moment du transfert des embryons, le recours à une injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI), les effets de la stimulation ovarienne sur la femme, la congélation de gamètes et d'embryons.
Cette étude a été possible à partir du travail de l'association AMP vigilance réseau Follow-up qui organise le suivi des enfants nés par AMP et porte donc sur plus de 15 000 enfants nés entre 2003 et 2007. Sachant que 200 000 enfants sont nés en France par AMP, il est important de déterminer l'origine de ces malformations, d'une part, mais aussi, d'autre part, de soutenir et encourager le suivi des enfants nés par AMP, effectué par Follw up. Elle souhaite donc savoir quelles mesures vont être prises pour assurer la pérennité de ce suivi, veiller à la santé de ces enfants et mieux informer les parents.

Transmise au Secrétariat d'État chargé de la santé



La question a été retirée pour cause de fin de mandat.