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Conséquences dangereuses d'une réorganisation du service des urgences

13e législature

Question écrite n° 15116 de M. Jacques Mahéas (Seine-Saint-Denis - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 16/09/2010 - page 2406

M. Jacques Mahéas attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur les décisions récemment annoncées par certaines agences régionales de santé (ARS) sur les réductions des services de nuit qui pénaliseraient lourdement l'organisation du système des urgences hospitalières en France, et particulièrement en région Ile-de-France.
Les agences proposent, dans leur rapport, des restructurations hospitalières qui conduiraient à mutualiser davantage les moyens existants au détriment de l'offre de soins garantie jusqu'ici aux patients. Les services des urgences s'en trouveraient largement affectés puisque la réorganisation toucherait à la fois les services d'accueil et les services d'aide médicale urgente (SAMU) ou les services mobiles d'urgence et de réanimation (SMUR).
En tant qu'élu de la Seine-Saint-Denis, il s'insurge contre ce projet qui viserait à ne garder en Ile-de-France qu'un seul bloc ouvert pendant 24 heures par département, contre six à onze actuellement. Cette proposition est faite sans tenir compte de la population totale de chacun département ni de ses besoins en soins de 18 heures à 8 heures du matin.
Par conséquent, il demande au Gouvernement, qui a fixé comme premier objectif aux ARS d'améliorer la permanence des soins, d'adopter rapidement une position contraire aux conclusions de ce rapport, qui conduirait, s'il était mené à terme, à « la mort sur ordonnance » du service des urgences.

Transmise au Secrétariat d'État chargé de la santé



La question a été retirée pour cause de fin de mandat.