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L'objectif d'implantation annuelle des éoliennes et ses conséquences sur le paysage français

13e législature

Question écrite n° 15460 de M. Pierre Jarlier (Cantal - UC)

publiée dans le JO Sénat du 14/10/2010 - page 2667

M. Pierre Jarlier attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, sur l'objectif annuel d'implantation de 500 mâts défini par le Grenelle II et ses conséquences sur la préservation des paysages.
Dans le droit fil du Facteur 4, le Grenelle de l'environnement a consacré le triptyque des 20 % à échelle 2020 : 20 % de réduction de gaz à effet de serre, 20 % d'économies d'énergie et 20 % d'énergies renouvelables. Pour atteindre ces objectifs, le Grenelle I puis le Grenelle II ont fait une priorité du développement de l'énergie éolienne notamment.
Après les débats parfois vifs au Parlement concernant les appareils éoliens dans le cadre des discussions relatives au Grenelle II, le ministre de l'écologie a adressé aux préfets de régions une « lettre-circulaire » dans laquelle il leur fait « part à nouveau du soutien déterminé du Gouvernement à l'énergie éolienne qui constitue une des énergies renouvelables les plus compétitives avec des prix proches de ceux du marché de l'électricité ».
Si l'éolien constitue, en lien avec les autres énergies renouvelables, une alternative intéressante et nécessaire à l'électricité « classique », le ministre rappelle néanmoins la nécessité d'un développement « soutenu mais apaisé et concerté » de cette énergie.
Aussi, la cible de 500 mâts installés annuellement fixée par le Grenelle II devrait être pondérée et adaptée localement.
En effet, certaines régions, notamment l'Auvergne, présentent des caractéristiques géographiques et paysagères sans égal dans notre pays, qu'il faut préserver. L'éolien doit pouvoir se développer, mais raisonnablement et dans le respect du territoire. Avec l'installation de 500 éoliennes par an, c'est-à-dire 5 000 supplémentaires d'ici à 2020, c'est toute la spécificité et le paysage français qui risquent d'être « pollués ».
En conséquence, il lui demande de préciser les critères qui ont prévalu dans la fixation des niveaux minimum d'implantation annuelle d'éoliennes par région et d'indiquer dans quelle mesure le Gouvernement entend concilier la lutte contre les gaz à effet de serre avec la préservation des paysages français, dont certains participent à l'attractivité des territoires.

Transmise au Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie



La question est caduque