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Prévention de la somnolence au volant

13e législature

Question écrite n° 15502 de M. Alain Houpert (Côte-d'Or - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 14/10/2010 - page 2675

M. Alain Houpert attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur le problème de la somnolence au volant. En effet, selon une enquête du Magazine de l'automobile, le phénomène de somnolence au volant concerne 10% des accidents de la route et, sur autoroute, un cas d'accident mortel sur trois est lié à un problème d'hypovigilance. Sachant que ce phénomène peut intéresser tout le monde et considérant que la France a pris du retard par rapport à d'autre pays sur cette question, il lui demande si elle compte encourager la recherche, les études épidémiologiques, l'enseignement aux conducteurs et futurs conducteurs mais aussi aux médecins. Il la remercie de sa réponse.

Transmise au Secrétariat d'État chargé de la santé



Réponse du Secrétariat d'État chargé de la santé

publiée dans le JO Sénat du 20/01/2011 - page 162

Le ministère chargé de la santé a mis en place en 2007 un plan sommeil regroupant un ensemble d'actions contre les troubles du sommeil, au nombre desquelles figurent la lutte conte la somnolence au volant. Lors de la journée nationale du sommeil 2009, une étude faisant apparaître l'ampleur du phénomène a été menée avec la collaboration des sociétés d'autoroute et présentée au cours d'une conférence de presse au ministère chargé de la santé. Lors de cette même conférence, l'Institut national du sommeil et de la vigilance a rappelé les signes précurseurs de l'endormissement au volant et les consignes à appliquer par les conducteurs pour l'éviter. Les éléments identifiés grâce à cette enquête montrent la nécessité de renforcer les actions entreprises dans ce domaine. C'est pourquoi une réflexion sur le défaut de sommeil et la somnolence, associant les différents partenaires intéressés, va être lancée en 2011, afin de déterminer les actions de santé publique les plus adaptées à mettre en oeuvre. Ces actions concerneront notamment la sécurité routière par le biais des enseignants des écoles de conduite, des conducteurs et des professionnels de santé dans leur rôle de conseil auprès de leurs patients.