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Accès à l'emploi des jeunes

13e législature

Question écrite n° 16439 de Mme Odette Terrade (Val-de-Marne - CRC-SPG)

publiée dans le JO Sénat du 16/12/2010 - page 3243

Mme Odette Terrade souhaite rappeler l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur l'accès à l'emploi des jeunes. L'insertion professionnelle des jeunes sur le marché du travail est très difficile puisque 23% des moins de 25 ans sont au chômage, soit 8% de cette tranche d'âge. Déjà fragile avant la crise, la situation des jeunes n'a cessé d'empirer, notamment pour ceux qui n'ont pas terminé leurs études ou ont connu un parcours scolaire difficile. Ce constat est d'autant plus alarmant à la lumière de la récente réforme des retraites qui aura pour conséquence de retarder le départ à la retraite des plus anciens en privant les jeunes d'accéder à l'emploi. Au delà de l'entrée dans une activité professionnelle, d'autres questions se posent pour ces jeunes concernant leur autonomie financière et leur accès au logement, puisqu'ils vivent avec peu de revenus, voire aucun. Déclarée priorité du Gouvernement, la réponse à l'insertion des jeunes ne doit pas uniquement passer par le développement de l'apprentissage. Déjà 500 millions d'euros du Grand emprunt seraient affectés au développement des ces études mixtes « école/entreprise », avec pour objectif de passer de 600 000 apprentis en 2010 à 800 000 en 2015. Mais cette volonté pourrait se heurter à la réalité de cette filière d'étude puisque de moins en moins d'entreprises acceptent des apprentis. De plus, nombreux sont ceux qui, dans le cadre de ce parcours mixte, vivent dans une grande précarité, faute de moyens financiers pour se loger à proximité de leurs entreprises.
C'est pourquoi, elle lui demande les garanties envisagées pour permettre aux apprentis de subvenir à leurs besoins et d'accéder à leur autonomie financière.
Par ailleurs, elle souhaiterait également connaître les mesures, autres que le développement de l'apprentissage, pour favoriser l'insertion professionnelle des jeunes de moins de 25 ans, souvent déjà hautement diplômés.



La question a été retirée pour cause de fin de mandat.