Question de M. TÜRK Alex (Nord - NI) publiée le 16/12/2010

M. Alex Türk attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur la mise en œuvre des emplois éligibles au contrat unique d'insertion (CUI). De nombreuses communes du Nord ont souhaité développer une politique sociale de l'emploi en embauchant un certain nombre de personnes afin de les réinsérer, et ceci sur la base du dispositif CUI-CAE (contrat d'accompagnement dans l'emploi).
Avant août 2010, un poste de CUI coûtait annuellement à la commune 2 078 euros. La participation de l'État a été abaissée à 70 % par arrêté préfectoral du 14 octobre 2010, ce qui porte le coût de cet emploi à 3 921 euros. Les maires ont exprimé leur mécontentement face à une décision qui les plonge dans la plus grande incertitude quant à l'avenir du dispositif. Enfin, ils s'inquiètent également des critères d'éligibilité fixés pour les conditions d'accès à ces contrats qui deviennent de plus en plus restrictifs. Il lui demande dès lors quelles mesures pourraient être mises en œuvre afin de mieux adapter le dispositif aux préoccupations des élus locaux.

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Réponse du Ministère du travail, de l'emploi et de la santé publiée le 10/02/2011

Le ministre du travail, de l'emploi et de la santé a pris connaissance avec intérêt de la question relative aux dispositions concernant les contrats uniques d'insertion (CUI). La programmation pour 2010, fixée initialement à 360 000 contrats dans le secteur non marchand a été abondée en cours d'année pour atteindre le montant de 400 000 contrats d'accompagnement dans l'emploi (CAE), le plus élevé depuis de nombreuses d'années. Ce volume témoigne de l'engagement fort du Gouvernement pour continuer à faire face à la crise économique. Après une année de forte mobilisation en 2009 (avec 380 000 contrats CAE effectivement conclus), près de 520 000 contrats aidés auront été mobilisés au total durant l'année 2010, si l'on y ajoute les contrats initiative emploi (CIE). En raison des besoins importants des employeurs (associations, communes, Ateliers et chantiers d'insertion (ACI)), etc.) et des personnes en difficulté d'accès à l'emploi, ainsi que des taux élevés de prise en charge des rémunérations, le rythme des prescriptions a été très élevé et certaines régions ont atteint leur enveloppe annuelle dès le mois d'octobre. Par conséquent, en fin d'exercice, un recentrage sur les embauches prioritaires a dû être opéré pour tenir compte des contraintes budgétaires. Toutefois, afin de ne pas interrompre brutalement les recrutements et de ne pas pénaliser les employeurs qui mettent en oeuvre ces outils d'insertion, un recensement des besoins incompressibles a été réalisé et des enveloppes complémentaires ont été attribuées aux régions déficitaires pour faire face aux priorités, par exemple assurer les renouvellements des CAE dans les ACI, les renouvellements d'assistant de vie scolaire (AVS) dans l'éducation nationale ou honorer les engagements pris à l'égard des conseils généraux en faveur des personnes bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA). Les 340 000 entrées prévues en 2011 témoignent de la poursuite de l'engagement du Gouvernement et sont cohérentes avec la perspective d'une amélioration de la situation économique dans l'année qui vient.

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