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Intempéries : mesures en vue de rattraper les retards des transports ferroviaires

13e législature

Question écrite n° 16578 de M. Christian Cointat (Français établis hors de France - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 23/12/2010 - page 3298

M. Christian Cointat expose à M. le secrétaire d'État chargé des transports que les perturbations météorologiques actuelles, accompagnées d'importantes chutes de neige, ralentissent sensiblement la vitesse de circulation des trains, tout particulièrement des TGV. Il est donc naturel que des retards s'ensuivent. Toutefois, ces désagréments pourraient être substantiellement réduits par l'utilisation de trains supplémentaires pour compenser les retards accumulés par la non-arrivée des trains initialement prévus. Le Gouvernement n'estime-t-il pas que la mise en place d'un dispositif de précaution en cas de bouleversement climatique devrait inclure un accroissement du matériel roulant pour rattraper les retards? Il lui expose, par ailleurs, que les appels téléphoniques au 3635 pour connaître l'état du trafic ne sont pas toujours possibles, en raison de la robotisation de ces procédures, l'équipement informatique ne reconnaissant pas toujours la voix de l'usager. Il lui demande si un dispositif particulier est prévu pour remédier à cette situation.



Réponse du Secrétariat d'État chargé des transports

publiée dans le JO Sénat du 03/03/2011 - page 545

En cas d'épisodes neigeux, la SNCF est tenue de prescrire une limitation de la vitesse de ses TGV à 220 km/h, voire à 170 km/h, afin d'éviter les bris de vitres et de prévenir les dégradations des parties inférieures des trains occasionnés par des projections de blocs de neige au croisement de deux rames. Ces dégradations entraînent des opérations de remise en état coûteuses au cours desquelles les rames sont immobilisées. L'application de ces limitations de vitesse allonge mécaniquement les temps de parcours ; l'accumulation des retards au fil de la journée peut se traduire par une désorganisation significative des roulements des rames, mais également des roulements des personnels de conduite. Afin de limiter les effets de ce type de situation, la SNCF a mis en oeuvre, dès cet hiver, des plans de transport adaptés notamment sur ses lignes TGV à destination du sud-est ainsi que pour certaines lignes TER en Rhône-Alpes. Ces plans intègrent l'allongement des temps de parcours pour définir une nouvelle grille horaire aménageant le roulement des personnels et prévoyant des délais de mise à disposition des rames ainsi que des plages horaires pour leur maintenance. Lors des épisodes neigeux de décembre 2010, ces plans de transports adaptés se sont révélés très positifs dans les zones dans lesquelles ils étaient prévus. Ces résultats ont conduit la SNCF à étendre cette politique à d'autres lignes TGV, TER et Corail. Afin d'être en mesure de limiter pour sa clientèle les effets d'intempéries lors des périodes de pointes de trafic, la SNCF s'est organisée pour assurer un renforcement de la maintenance en amont des pointes de trafic. Ceci permet de dégager des capacités supplémentaires si des intempéries survenaient. Ces renforcements de maintenance impliquent, dans les jours creux précédant les pointes de trafic, quelques suppressions de TGV, peu sensibles pour la clientèle. Le report de cette dernière est naturellement organisé. Par ailleurs, lors de la réunion du 10 janvier 2011 consacrée au retour d'expérience de ces intempéries, le Gouvernement a demandé à la SNCF de renforcer la fiabilité de ses matériels roulants face au froid et à la neige et de travailler avec RFF à l'amélioration de la résistance des installations ferroviaires aux intempéries. La SNCF devra, dès lors que la qualité de service est dégradée, perfectionner ses dispositifs de communication afin d'améliorer la qualité de l'information aux usagers, aussi bien en gare qu'à bord des trains. Dans ce domaine, la SNCF, par l'intermédiaire de sa plate-forme SNCF Direct, dispense ainsi des informations sur l'état du trafic au moyen d'un site Internet dédié (infolignes.com), d'une radio diffusée en ligne (SNCF La radio), d'une interface WAP accessible avec un téléphone mobile ou encore par des applications pour smart-phone. Les usagers qui rencontreraient des difficultés dans l'utilisation du 36.35 peuvent donc recourir à l'ensemble de ces supports pour connaître l'état du trafic en temps réel. Les pouvoirs publics restent particulièrement vigilants à ce que la SNCF poursuive ses efforts de communication et d'information des voyageurs, en particulier en situation dégradée ou lorsque des plans de transport adaptés sont mis en oeuvre. Il importe également que les conséquences des épisodes neigeux soient mieux connues, comprises et anticipées par les usagers. L'entreprise doit mobiliser l'ensemble des canaux d'information à sa disposition, en apportant la plus grande attention à la cohérence des informations diffusées.