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Livre blanc Parkinson

13e législature

Question écrite n° 16890 de M. Roland Courteau (Aude - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 20/01/2011 - page 138

M. Roland Courteau attire l'attention de Mme la secrétaire d'État chargée de la santé sur les propositions faites dans le livre blanc Parkinson
Il lui indique qu'il est notamment recommandé d'organiser des campagnes d'information et d'image sur la réalité de la maladie et d'assurer le droit pour tous à un diagnostic précoce par un neurologue.
Il est également recommandé de donner aux associations les moyens de mieux prendre en compte la détresse des malades (accès à des locaux, financement des mises en place de formation) et de créer un observatoire, ainsi que de développer la prise en charge pluridisciplinaire avec des professionnels formés à la maladie de Parkinson et la possibilité de rééducations spécifiques collectives.
Enfin, il est proposé de mettre en oeuvre les recommandations de la Haute autorité de santé sur les prescriptions médicamenteuses et leur interaction, etc.
Il lui demande, d'une part, de lui faire connaitre son sentiment par rapport aux préconisations figurant dans ce livre blanc et, d'autre part, quelles suites elle entend leur réserver.



Réponse du Secrétariat d'État chargé de la santé

publiée dans le JO Sénat du 22/09/2011 - page 2458

À l'occasion des États généraux des personnes touchées par la maladie de Parkinson en France en 2010, un livre blanc avait recensé une centaine de propositions dans le but d'améliorer l'image et la prise en charge des personnes malades, le soutien des proches et des aidants, ainsi que la recherche. Ces propositions avaient été priorisées en 20 mesures. Un groupe de travail national, avait été constitué, qui a, depuis, travaillé à la mise en oeuvre de ces mesures. En avril dernier, à l'occasion de la Journée mondiale contre le Parkinson, un premier bilan des actions menées avait mis en lumière certaines avancées et notamment en matière de diagnostic précoce, le guide de prise en charge de la maladie de Parkinson de la haute autorité de santé (HAS), actualisé en 2011, fait l'objet d'un rappel sur le fait que tout patient, ayant des symptômes évocateurs de la maladie de Parkinson, doit être vu par un neurologue avant la mise en route du traitement. En matière de suivi et de prise en charge, le décret du 21 janvier 2011 sur les affections de longue durée (ALD) permet que « la prise en charge de la maladie en ALD puisse se faire dès la mise en route du traitement par le neurologue et avec tacite reconduction » et pas seulement à partir de la prescription du 2e médicament. En matière de traitement médicamenteux, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé diffuse, depuis le 11 avril 2011, un document à destination des patients et des soignants faisant des recommandations sur les prescriptions médicamenteuses et leurs interactions, et alertant sur les effets secondaires des médicaments. Dans le domaine de l'éducation thérapeutique du patient, l'association France Parkinson a été soutenue dès l'automne 2010 à hauteur de 60 000 € par la direction générale de la santé pour définir la place et le rôle des patients dans les programmes d'éducation thérapeutique, en lien avec les équipes soignantes. Des progrès restent cependant à accomplir et des mesures complémentaires à mettre en oeuvre. Le dispositif de repérage et de prise en charge de cette maladie manque de visibilité et il peut être amélioré pour prévenir les errances diagnostiques et le retard à la prise en charge d'un certain nombre de patients. Par ailleurs, la prise en charge de la maladie est parfois compliquée par des problèmes de coordination entre hôpital et ville, secteur sanitaire et médicosocial, profession médicale et paramédicales. Elle pose la question de la perte d'autonomie et le rôle des aidants, à laquelle, le Gouvernement est très attaché. De surcroît, la maladie touchant des sujets jeunes ou en âge de travailler, la question se pose de leur réinsertion ou maintien au travail dans des conditions adaptées. Enfin, la recherche sur cette affection invalidante doit être renforcée, tant sur le plan fondamental que clinique ou épidémiologique. Pour relever ces défis et insuffler une nouvelle dynamique à la lutte contre cette maladie, un comité de pilotage interministériel, dirigé par le directeur général de la santé, a été installé le 11 juillet 2011 en présence du ministre du travail, de l'emploi et de la santé et de la secrétaire d'État chargée de la santé, témoignant de l'intérêt que le Gouvernement porte aux patients atteints de cette maladie. Ce comité réunit les représentants des ministères chargés de la santé, de la recherche, des solidarités et de la cohésion sociale, ainsi que ceux de l'Assistance publique de Paris, de la CNAMTS, de la HAS, et des associations de malades (France Parkinson et Fédération française des groupements de parkinsoniens). Il a pout but de mobiliser l'ensemble des acteurs concernés afin de mettre en oeuvre et de suivre les 20 mesures prioritaires du plan d'action interministériel contre la maladie de Parkinson.