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Avenir des intervenants extérieurs en langue vivante

13e législature

Question écrite n° 17424 de M. Jacques Legendre (Nord - UMP)

publiée dans le JO Sénat du 03/03/2011 - page 502

M. Jacques Legendre attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur l'enseignement des langues vivantes à l'école élémentaire.
D'une durée de deux fois 45 minutes par semaine, cette discipline est enseignée soit par les professeurs des écoles eux-mêmes, soit par des professeurs du second degré, des assistants étrangers ou des intervenants extérieurs recrutés après examen de leurs compétences linguistiques et pédagogiques.
Ces derniers sont des contractuels qui effectuent au maximum 18 heures de cours par semaine pour une rémunération mensuelle de 800 euros.
Ces contrats semblent aujourd'hui menacés pour la rentrée prochaine, obligeant certains d'entre eux, travaillant parfois depuis plus de dix ans, à rechercher un autre travail.
Aussi, il lui demande si les intervenants extérieurs verront leur contrat reconduit à la prochaine rentrée scolaire et si des mesures seront prises pour aider les personnels en cas de non reconduction du dispositif.



Réponse du Ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative

publiée dans le JO Sénat du 11/08/2011 - page 2121

Depuis 2008, tous les professeurs des écoles ont reçu une formation didactique à l'enseignement d'une langue vivante étrangère. De même, il est prévu, à l'occasion de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants que tous les enseignants du premier degré nouvellement formés devront être détenteurs du certificat Cl du cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL). Dans l'attente, afin de pallier un éventuel manque temporaire d'enseignants, des intervenants pour l'enseignement des langues à l'école primaire sont mobilisés pour des durées déterminées. Aujourd'hui, les enseignants du premier degré enseignent dans 95,31 % des cas dans le cadre de leur polyvalence. On assiste donc à une baisse progressive des besoins de recours à des intervenants, baisse qui se poursuivra dans les années à venir.